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Jaurès continue à recevoir du
courrier Dernière mise à jour :
mercredi, 01-Nov-2006
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| "Garde pour moi, et je garderai pour
toi" (Talmud Baba Metzia 80 a) ; en d'autres termes, rendons nous service
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Cher Monsieur
Jean Jaurès, écoutez moi,
D’où vous résidez actuellement,
je ne connais pas exactement votre rôle ni vos pouvoirs. Mais force
est de constater que le numéro du 15 juin 2006 d'Actualité
Juives vous est parvenu ! Ha, ce journal ! Il a su vous retrouver ! Et
vous l’avez lu, enfin disons très probablement ... Mais
vous êtes intervenus auprès d’HM ! Merci Jean Jaurès,
mille mercis !! Merci mon D.ieu, tu as écouté nos prières.
Je vous informe ci dessous du dernier résultat. Merci mon D.ieu, merci Jean Jaurès, merci la France ! Car n’oublions pas « la justice grandit une nation » (Proverbes 14,34). Militons dans ce sens, et demain la France trouvera peut être aussi sa lucidité dans le conflit Israëlo-Palestinien. Olivier-Yosseph Muller, Issy les Moulineaux (92) et Longjumeau (91) NdLR : Mivy déplore que le parlement ou le gouvernement
d'Israël n'ait pas encore eu à ce jour eu le courage de dire
tout haut ce qu'il pense tout bas, que pour ménager des intérêts
légitimes à court terme, les dirigeants mettent leur honneur
dans leur poche. |
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| Première lettre publiée
le 15 juin 2006 Ce report n'a pas plus à Olivier Muller, qui m'a transmis la lettre suivante que je m'empresse de publier. |
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| Lettre à Monsieur Jean Jaurès (1859-1914). Cher Monsieur Jean Jaurès, Il est de tradition talmudique que des rabbins s’interpellent à plusieurs dizaines d’années près, voire, à plusieurs centaines d’années. Certes, je ne suis pas Rabbin, et vous non plus. Mais, en tant que juif, je vous écris, après avoir lu certains de vos écrits vieux de plus d’une centaine d’années. Vous avez prononcé
semble-t-il un discours à l’Assemblée nationale, le
3 novembre 1896, sur le massacre des Arméniens ; je vous en cite
un extrait : Plusieurs centaines de milliers d’Arméniens furent finalement massacrés à cette époque. En 1915, 19 ans plus
tard (vous étiez alors déjà décédé),
plus d’un million (de 1,2 à 1,5 millions selon les estimations)
d’Arméniens furent massacrés, à une époque
où la France était plus préoccupée de son
propre sort lors de la première guerre mondiale. En 1939,
Hitler, constatant cette indifférence du monde face à ces
massacres prit le pari de réussir le génocide du peuple
juif en toute impunité. Cette fois, c’est en millions de
personnes que les massacres de juifs eurent lieu, et sur plusieurs années.
Il a failli gagner son pari. Juifs et Arméniens sont très proches aujourd’hui dans la diaspora française, même traumatisme, même gratitude envers ce pays, la France, qui nous a accueillis, même comportement social, et même place dans notre cœur pour le pays de nos racines. Il n'y a pas de concurrence entre les victimes, car à causes comparables, ont répondues des atrocités de même nature, et j’aimerai bien aujourd’hui qu’il se renforce une solidarité encore plus étroite des victimes contre les faussaires de l’histoire. Monsieur Jean Jaurès, toutefois une bonne nouvelle : le parlement européen, le 18 juin 1987, puis la France le 29 janvier 2001 ont pris des résolutions reconnaissant officiellement le génocide arménien. On notera alors une satisfaction des personnes ayant perdu leur famille dans un génocide, mais certes aussi, un durcissement temporaire des relations avec la Turquie. Monsieur Jean Jaurès, je pense que vous devez être fier de la France. Jeudi 18 mai 2006,
c’était quand, hier, il y plus de 15 jours ? Monsieur Jean Jaurès, centrales nucléaires, Danone, Lacoste, l’Oréal, Carrefour, cela ne vous dira peut-être rien. Mais notre fierté précédemment évoquée s’est subitement amoindrie. Le projet de loi a été rangé dans un tiroir et sera « peut-être examiné plus tard …». Car ne nous
mentons pas : ce qui arrive aux Arméniens aujourd’hui arrivera
aux Juifs demain : c’est la loi de l’indifférence et
« des affaires », nous l’avons déjà vue
par le passé … Olivier-Yosseph Muller, Issy les Moulineaux. |
Le PS annonce officiellement le dépôt d’une proposition de loi sanctionnant la négation du génocide des Arméniens
«Est-il possible qu'on puisse encore nier le génocide
des Arméniens ?» s'indignait Jean-Paul Sartre, il y a trente
ans, alors que les batailles pour la reconnaissance de ce crime venaient
s'échouer en France sur les contreforts des mauvaises raisons d'Etat
et sur les coffres-forts des bonnes relations avec Ankara.
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