Mivy décoiffe, car il est fait par un chauve

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Derière mise à jour 30-Déc-2023
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Crise démographique mondiale

Le nombre de bébés venant nous rejoindre sur notre planète bleue est en chute libre en Europe, au Japon ou en Corée. La natalité baisse en Amérique, en Inde, et reste très médiocre en Chine. Par contre la démographie galoppe en Afrique subsaharienne, et dans les pays religieux comme l'Afghanistan, l'Irak ou Israël. Les pays à faible natalité barricadent leurs frontières, ils manquent et manqueront encore davantage de main d'oeuvre, et ne savent comment continuer à se développer sans les jeunes qui ne sont pas nés, et sans ceux, qui en surnombre dans leur pays, se désespèrent de trouver un coin sur terre pour vivre décemment.
J'ai peur que le déséquilibre démographique ne finisse en tragédie

La natalité de cesse de baisser en France, et les chiffres de l' INSEE le montrent


En 1946, on comptait 40 millions de français, et nous avions 73 000 naissances par mois en moyenne, et en 2023, nous sommes 68 millions, et nous n'en avons qu'environ 55 000 !

Cette chute est si brutale, que sans une immigration importante, la France perdrait des habitants. L' INSEE fournit des chiffres selon la nationalité des parents des bébés :

Sans l'immigration la situation serait pire.

On voit qu'environ un bébé sur quatre a au moins un parent étranger, et que les bébés ayant leurs deux parents étrangers sont moins nombreux.

On se rend bien compte que sans cette population, la situation en France serait encore bien pire que ce qu'elle est, et il est facile de conclure que notre problème n'est pas l'abondance de bébés d'origines étrangères, mais plutôt l'absence de naissance chez les autres.

 

De moins en moins de naissance chez les jeunes femmes.

Cette courbe, fournie par l'INSEE (*) me semble la plus parlante, elle montre que les femmes de moins de 32 ans ont moins d'enfants en 2022 qu'en 2012. On devine des efforts pour avoir des enfants plus tard, alors que l'on est prête, mais l'horloge biologique rend plus difficile les maternités souhaitées.

Plusieurs explications permettent de comprendre :

- Baisse du nombre de femmes en âge de procréer : Les femmes nées pendant le baby-boom sont grand mères, quand elles ne sont pas arrière grand'mère, le graphique plus haut montre que les femmes nées en 1993, sont bien moins nombreuses que celles nées en 1973.

- L'instabilité conjugale : Les couples se forment très rapidement, sans formalité, mais les mariages de fait ou de droit sont de plus en plus fragiles. Six naissances sur dix sont hors mariage aujourd'hui. Les femmes ont acquis aujourd'hui une indépendance financière, qui leur permettrait, si elles le désiraient de quitter leur compagnon. En règle générale ce sont elles qui déclenchent les ruptures. Lorsqu'on a envie de quitter son homme, ou lorsqu'on se retrouve seule, surtout désargentée, on a moins tendance à programmer un bébé. Le taux de pauvreté atteint 40 % dans les familles monoparentales.

- Les carrières Jadis, on était embauché à l'essai pour trois mois, puis on passait dans un contrat à durée indéterminée. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes enchaînent stages sur stages, ils n'ont un emploi stable que beaucoup plus tard, et comment fonder une famille quand on vit dans la précarité ? Certaines femmes repoussent la naissance du premier bébé à une date, où elles sentent leur carrière assurée.
On constate que la baisse de la fécondité est plus fortes chez les jeunes diplômées célibataires, qui d'après les sondages s'épanouissent davantage dans leur vie professionnelles alors que les jeunes femmes des classes populaires voient leur bonheur dans la maternité car cela leur permet d'avoir une position sociale, de s'émanciper aussi des parents et, en quelque sorte, de prendre leur autonomie.

- Le prix des logements a sensiblement augmenté, beaucoup plus que les revenus, grâce au contrôle des naissances, on peut avoir des enfants uniquement quand on le veut, ou plutôt quand les circonstances économiques le permettent. Or, selon l’Insee, 1 940 bébés sont nés en moyenne chaque jour en France en octobre 2022, soit les chiffres les plus bas observés depuis 1993. Ce constat interroge, mais cache aussi un mouvement plus modeste et nouveau : un regain démographique des zones rurales au détriment des métropoles. (*). Les zones rurales dynamiques sont rarement situées dans des zones isolées, beaucoup de cadres habitent la campagne et travaillent en ville, elles peuvent ainsi espérer un grand logement compatible avec leur budget.

- Augmentation de la stérilité masculine : Les scientifiques nous alertent depuis un certain temps sur la baisse de la fertilité masculine, car les spermatozoïdes seraient attaqués par des polluants chimiques, et ces atteintes sont en progression constante dans les pays développés, justement là où la natalité est en baisse.

- L'aspiration à la décroissance, l'hédonisme et l'angoisse entraînent une augmentation du nombre de femmes renonçant volontairement à la maternité.
On est trop nombreux sur terre, nous polluons trop, ce discours inlassablement répété entraine chez certaines personnes la conviction que moins il y aura d'humains, plus la nature sera belle et forte.
L'hédonisme, (du grec ancien : ἡδονή / hēdonḗ, « plaisir » et du suffixe -ισμός / -ismós) est une doctrine philosophique attribuée à Aristippe de Cyrène selon laquelle la recherche de plaisirs et l'évitement de souffrances constituent le but de l'existence humaine.)
Le mode vie libre de toutes contraintes, le culte de l'individu comme valeur suprême de nos sociétés libérales fait apparaître la maternité comme un obstacle à la liberté et au bonheur de vivre.
Les risques liés au changement climatique, la guerre qui se rapproche de la France crée un climat anxiogène, et un certain nombre de personne préfèrent ne pas donner la vie à un être qui plus tard souffrira mille morts. On avait vu des rescapées de la Shoah renoncer à la maternité, ne croyant plus en l'homme. Aujourd'hui les traumatisés pessimistes paniquent devant un avenir qui leur semble irrémédiablement sombre. La propagande écologique est anxiogène.

- L'association "Où est mon cycle" accuse le vaccin : « Depuis plus d’un an et demi je ne lis que des témoignages de femmes désespérées, qui depuis le vaccin :
- n’arrivent plus à avoir d’enfants, n’ont plus d’utérus, sont extrêmement malades ont fait une fausse couche après les injections, en font maintenant à répétition ….». Les milieux scientifiques rejette cette hypothèse nullement vérifiée.
Ce qui est vérifié par contre, c'est que le confinement, contrairement à ce qu'on aurait pensé, n'a pas été favorable aux naissance, neuf mois après on a assisisté à un effondrement drastique du nombre de bébés venus au monde, chute amortie ensuite, mais on n'a pas retrouvé le niveau avant COVID.

Enfin, plus sérieusement le graphique ci-dessous montre la chute depuis plusieurs années et démontre que le vaccin n'y est pour rien ! !

 

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Cette baisse n'est pas une spécificité française

La natalité est en baisse sur la terre, et les plus grands pays perdraient beaucoup d'habitant, s'ils n'accueillaient, volontairement ou non des populations venues de pays pauvre, Afrique, monde islamique, ou Amérique Latine.

Cas de l'Europe :

Toute la communauté européenne a une natalité en berne, En 2022 pour la seconde année consécutive la population de l'Union a baissé.

Les facteurs expliquant le faible taux de fécondité des Françaises, existent également à l'étranger. En Allemagne il est bien difficile d'exercer une fonction alors qu'on doit s'occuper de son bébé, beaucoup d'allemandes sont mères au foyer malgré elles, d'autres renoncent à porter des bébés. La natalité remonte depuis quelques temps, et on l'explique par l'importance des familles immigrées de Turquie ou de Syrie, et aussi par une politique volontariste, toutefois le taux de natalité reste inférieur à 1.6 bébé par femme, or il en faut 2,1 pour maintenir une population sur la durée.

En Italie, la situation est pire, il y a eu en 2022 400 000 naissance, et 700 000 décès. En même temps, l'Italie fait face à une énorme vague d'immigration venue d'Afrique, qu'elle ne réussit pas à contrôler. D'un côté le pays a besoin de jeunesse, de bébé, de l'autre, il ne souhaite pas devenir un pays africain. La relance des naissances et le renforcement des politiques familiales figuraient en tête du programme de Madame Meloni, mais les résultats se font toujours attendre.

En Espagne la situation n'est pas meilleure. Il n'y aurait que 1,19 enfant par femme en âge de procréer en Espagne en 2022. L'immigration souvent venue du Maroc, cache encore en ce moment le désastre démographique qui s'annonce.

En Grande Bretagne, en 2020, on comptait 1.56 enfants par femme, et la population continue à croître lentement, en raison d'une immigration très forte malgré la volonté politique de la freiner le plus possible.

Et Ailleurs dans le monde

En élargissant notre horizon, on voit que partout sur terre, le taux de fécondité des femmes tend à être inférieur à deux, la situation est particulièrement grave au Japon ou en Corée, par contre dans le monde islamique, et en Afrique, surtout sub-Saharienne, la démographie est galopante. Comparez les deux pyramides des âges du Japon et d'Israël

Si partout en Europe, les naissances sont en berne, aux USA, en Inde, ou en Chine ce n'est pas non plus l'euphorie.

L'Inde et les USA ont une pyramide des âges comparables, on voit que jadis, les enfants étaient très nombreux, mais que depuis deux décénnies, les naissances compensent les décès, et la population n'aura pas de croissance naturelle à observer. Or nous étions habitué à considérer ces deux sous continents comme des pays dynamiques. L'Indonésie évolue à peu près comme l'Inde.

La Chine a une pyramide du même type, mais on remarque une reprise de la natalité due à des incitations financières non-négligeables. Toutefois l'avenir démographique de l'Inde et de la Chine est assombri par une sur représentation des garçons.

Obligées pour des raisons légales ou économiques de réduire les naissances, les familles préfèrent donner naissance à des garçons. Quand l'argent est rare, quand les bébés sont malades, les parents soignent en priorité les garçons qui ont une moindre mortalité. En conséquence, on s'attend à une baisse encore plus forte de la natalité dans les années avenir. On remarque ici une légère reprise des naissances.

Parmi les grands pays, le Brésil présente aussi une pyramide où on voit une stabilisation de la population, qui pourrait aussi baisser si la tendance se continuait

 

 

En Afrique, en Afghanistan et dans certains pays où la tradition l'emporte sur la logique économique, la tendance est toute autre

L'exemple le plus significatif est celui du Nigéria, (il avait environ 65 millions d'habitants quand j'étais étudiant. En l'an 2000 il en comptait 120 millions, aujourd'hui on en est à 220 millions, et ce n'est pas près de s'arrêter, en milieu urbain, chaque femme avait en 2018 4,5 enfants, et à la campagne, le chiffre montait à 5.9. Autrement dit, une mère Nigériane a quatre fois plus d'enfant qu'une mère italienne. L'autre géant d'Afrique Subtropicale, la République Démocratique du Congo a les mêmes caractéristiques.

La croissance de la population mondiale a été divisée par deux depuis les années 1960. Elle s’établit désormais à 1% par an. La population de l’Afrique subsaharienne continue pour sa part de croître de 2,7% par an du fait d’une fécondité qui reste élevée. Les jeunes de moins de 25 ans représentent de nos jours 62% de sa population, contre 44% dans l’ensemble des pays en développement et 27% dans les pays développés. Des pyramides comparables existent pour l'Irak, l'Afghanistan.

Des conséquences dramatiques prévisibles

Nous constatons une baisse des populations actuelle ou prévisibles dans l'ensemble des pays développés. Des tentatives d'aller dans ce sens avec un certain succès dans la plupart des grands pays;

Or ce sont les pays qui ont les économies les plus fragiles, qui subissent des régimes politiques archaïques, des pays où la religion domine l'économie qui voient leur population d'accroître sans aucune autre limite que la mortalité naturelle.

Les évolutions climatiques risquent d'être redoutables, surtout si on ne réussissait pas à ralentirles émissions de carbonne. Malthus, pensait que "la main invisible de la providence" rétablirait toujours l'équilibre. Si la population devenait trop nombreuse, et qu'elle ne puisse se nourrir, la mortalité la fera baisser jusqu'au moment, où les habitants décimés par la faim seront si peu nombreux qu'il y aura de la nourriture pour les survivants. Pour cela, il préconisait le contrôle des naissances.

Les pays riches, en déclin démographiques bouclent leurs frontières, et partout dans le monde, ce sont les partis nationalistes qui gagnent les élections. Nous pouvons nous attendre à des vagues de plus en plus nombreuses de réfugiés climatiques, et de réfugiés de la faim venus d'Afrique et des pays sous dominations religieuses. Des populations difficiles à intégrer, mais qui seront poussés par la faim, et qui trouveront des pays occidentaux riches, en manque de main d'œuvre.

La situation va remettre en priorité des questions qui semblaient oubliées, la liberté de l'individu, face à l'intérêt collectif. La liberté d'avoir ou de ne pas avoir des enfants, est un choix auquel nos sociétés sont très attachées, cependant, ces décisions individuelles ont des conséquences énormes sur l'avenir de la nation. Qui va payer les retraites ? comment "sauver" notre culture et nos traditions, si nous sommes obligés d'accepter en trop grand nombre des africains ou des musulmans ?

Comment rester en spectateur, si à cause de notre fermeture d'esprit, des millions de personnes meurent de faim ? Pour tout arranger, les dérèglements climatiques risquent de rendre une partie de notre petite planète tout à fait inhabitable et pourra entraîner des mouvements de population incontrôlables et indésirés, pouvant mener à la violence.

Sommes-nous prêts ?

 

 

https://www.populationdata.net/palmares/natalite/
https://www.populationpyramid.net/fr/cor%C3%A9e-du-nord/2016/

https://lemediaen442.fr/baisse-historique-la-france-enregistre-le-plus-faible-nombre-de-naissances-au-mois-de-mars-depuis-la-creation-des-statistiques/