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Dernière mise à jour 12-Jan-2026
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Vénézuela Maduro arrêté
Revue de presse

Le Venezuela à la croisée des chemins : Entre héritage chaviste et reconstruction démocratique

Par Imen Chaanbi / 05.01.2026 Sur "Le Diplomate"

Drapeau Venezuela Réalisation Le Lab Le Diplo

Depuis plus de deux décennies, le Venezuela s’enfonce dans une crise multidimensionnelle mêlant effondrement économique, autoritarisme politique et criminalisation progressive de l’État. Entre l’utopie déchue du « socialisme du XXIe siècle » de Hugo Chávez et la dérive répressive de Nicolás Maduro, le pays est passé du statut de puissance pétrolière régionale à celui d’État failli. L’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro[1] en janvier 2026 rompt le statu quo et ouvre une fenêtre de transition historique. La question centrale demeure : comment reconstruire un État dont les fondations ont été remplacées par des intérêts étrangers et des réseaux criminels ?

De l’ère Chavez à la crise actuelle, cette analyse explore le poids des alliances étrangères et les trajectoires possibles pour le pays.

L’héritage Chaviste et la crise Maduro : de l’âge d’or à l’État failli

La chute vénézuélienne trouve son origine dans une illusion de prospérité durable. Sous Hugo Chávez, le pays a bâti un État-providence[2], financé par une rente pétrolière représentant jusqu’à 90 % des recettes publiques. Le pays connaitra une croissance économique permettant ainsi la diminution du taux de pauvreté et du chômage. Pourtant, ces progrès reposaient sur des bases instables. La dépendance au pétrole et la hausse annuelle de la dette envers la Russie et la Chine fragilisaient l’économie [3].

À la mort de Chávez en 2013, Nicolás Maduro hérite d’un modèle déjà condamné. Incapable de le réformer, il précipite l’effondrement économique et social du pays. En effet, le PIB est passé de 372 milliards de dollars en 2012 à seulement 82,77 milliards de dollars en 2025. Cette chute reflète non seulement l’effondrement des revenus pétroliers, mais aussi l’incapacité de l’État à diversifier l’économie et à gérer sa dette.

L’hyperinflation, résultat de la monétisation massive du déficit public et de la perte de confiance dans la monnaie nationale, a détruit le pouvoir d’achat et fragilisé le tissu social[4]. La production pétrolière de PDVSA[5] a chuté de 3,1 millions à environ 1 million de barils par jour, en raison de la corruption[6] et des sanctions internationales. Cette baisse a renforcé la dépendance du pays à l’aide extérieure.

Par ailleurs, ces crises économiques ont provoqué un désastre humanitaire. En effet, depuis 2020, près de 20 % de la population vénézuélienne, soit environ 7 millions de personnes, vit à l’étranger en raison de la crise humanitaire[7]. Cette situation est le résultat de l’insécurité alimentaire, de l’hyperinflation, qui rend les produits de première nécessité hors de portée.

Entre 2019 et 2021, plus de 6,5 millions de Vénézuéliens ont souffert de faim, dont 41 % de malnutrition aiguë, tandis que la production agricole a chuté de 50 %. Les inégalités sociales se sont aggravées, avec l’apparition de « bolibourgeois[8]» millionnaires tandis que 60 % des habitants de Caracas vivent dans des bidonvilles. Le Venezuela connaît désormais le troisième taux d’homicide le plus élevé au monde. Malgré les politiques de réduction de la violence mises en place sous Chávez et poursuivies par Maduro, la criminalité, le trafic de drogue, la traite des êtres humains et l’exploitation des mineurs restent hors de contrôle.

Privé de légitimité populaire, le régime substitue la souveraineté démocratique par une architecture de survie autoritaire, fondée sur l’armée, des milices, des cartels de drogue et des alliances étrangères. Le Venezuela devient alors un État failli fonctionnel, maintenu sous perfusion par des puissances extérieures et des réseaux criminels.

Influence étrangère et enjeux géopolitiques : le rôle stratégique de l’Iran et de la Russie

Le Venezuela ne constitue pas seulement un enjeu national. Il s’est imposé comme un pivot stratégique pour des puissances[9] cherchant à contester l’influence américaine en Amérique latine.

L’Iran au Venezuela : entre réseaux asymétriques et projection clandestine

L’alliance entre le Venezuela et l’Iran ne date pas d’hier, mais elle s’est consolidée sous Hugo Chávez à travers des accords politiques et économiques[10]. Cette coopération est avant tout stratégique. Le Venezuela bénéficie d’un soutien politique, technologique et logistique, tandis que l’Iran obtient un point d’ancrage en Amérique latine[11].La création d’une entreprise mixte entre PDVSA et Petropars, ainsi que la remise en état de la raffinerie d’El Palito, illustrent cette collaboration. Elle permet également à l’Iran de fournir du carburant au Venezuela en période de pénurie. En échange, le Venezuela fournit à l’Iran des minéraux tels que la bauxite, l’or et le minerai de fer, à des conditions avantageuses.

Au-delà des aspects économiques, l’alliance s’étend au domaine sécuritaire et politique via le Hezbollah, présent au Venezuela depuis plusieurs années. L’organisation aurait développé des activités financières et criminelles, notamment dans l’exploitation aurifère de la mine d’El Callao[12]. Certains membres sont locaux, convertis à l’Islam[13] sous l’influence de leaders liés à Chávez. Cela illustre la capacité du Hezbollah à s’intégrer dans le tissu social et politique vénézuélien. Cette présence offrait au régime Maduro un levier de sécurité et de financement, tout en renforçant l’influence politique et diplomatique de l’Iran et du Hezbollah[14] en Amérique latine.

Pour les États-Unis, ce réseau constitue un risque stratégique majeur car il combinerait diplomatie parallèle, infiltration clandestine et contrôle indirect de ressources économiques. L’alliance Venezuela-Iran-Hezbollah[15] illustre ainsi la complexité de la transition vénézuélienne, où enjeux internes et pressions internationales se mêlent étroitement.

La Russie : principal allié et garant politico-militaire

La Russie est devenue le principal allié stratégique du Venezuela. Ce rapprochement, initié par Hugo Chávez pour contrer « l’axe du mal » et l’« impérialisme américain »[16], a permis à Caracas de bénéficier de technologies militaires russes et de prêts financiers destinés à combler la dette nationale.

Sous Nicolás Maduro, cette alliance s’est consolidée. Moscou a reconnu son élection contestée, offrant au régime une légitimité diplomatique cruciale. En retour, Maduro a réaffirmé son alignement total avec Vladimir Poutine. Dans la continuité de Chávez, qui avait reconnu l’indépendance de l’Ossétie du Sud en 2008, Maduro reconnaît à son tour les entités sécessionnistes de Lougansk et Donetsk, s’alignant sur la doctrine russe de remise en cause de l’ordre territorial international. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, la Russie fournit un appui logistique et des conseils militaires aux autorités vénézuéliennes.

En contrepartie, le paiement s’effectue hors des circuits financiers classiques, notamment par un accès privilégié aux ressources minières vénézuéliennes.

Le vide de pouvoir et la légitimité politique en 2026

L’arrestation de Nicolás Maduro en 2026 agit comme un détonateur. Elle ouvre une phase de transition où la question centrale devient celle de la légitimité du pouvoir. Candidat consensuel de l’opposition et considéré comme le vainqueur légitime de l’élection présidentielle face à Maduro, Edmundo González Urrutia[17] incarne une présidence de transition « légaliste », susceptible de rallier l’administration, une partie des forces armées et la communauté internationale.

Aux côtés de González Urrutia, María Corina Machado devrait jouer un rôle central dans le leadership politique. Sa vision repose sur quatre piliers :

Scénarios Prospectifs : quel avenir pour le Venezuela après la chute de Maduro ?

La chute brutale de Nicolás Maduro ouvre une phase de transition à haut risque, dont l’issue dépendra de la capacité des forces locales à restaurer le contrôle de l’État et à neutraliser les réseaux criminels et étrangers.

Transition et gouvernance démocratique

Dans ce scénario, Edmundo González Urrutia accède à la présidence de transition, avec le soutien politique de Maria Corina Machado. L’objectif central est de restaurer l’État de droit et de relancer l’économie, notamment via le retour des majors pétrolières (Chevron, ExxonMobil) pour moderniser l’infrastructure énergétique. Cette transition inclut également un désarmement progressif des groupes armés, combiné à des programmes de réintégration et de cooptation pour limiter les risques de violences internes.

Une stabilité du pays permettrait le retour des investisseurs étrangers et une production pétrolière estimée à 1,5 millions de bbl/j. Par ailleurs, les réfugiés et déplacés pourraient retourner au Venezuela si la situation sécuritaire et politique s’améliore.

Instabilité politique et sécuritaire

Si la transition échoue à reprendre le monopole de la violence, l’héritage chaviste et la criminalisation sous Maduro se conjugueraient pour maintenir un climat d’instabilité. Sous Chávez, des groupes armés idéologisés étaient chargés de protéger les institutions et d’assurer la répression en cas de crise. Ces forces constituent également un bras armé parallèle, destiné à prévenir toute rébellion interne des forces armées. Au niveau régional, cette « guérilla populaire » joue un rôle de médiateur entre les marchands d’armes et les FARC[18], et sert de levier d’influence du pouvoir vénézuélien dans les zones frontalières.

Cette structure a évolué vers une criminalisation totale. De nouveaux groupes armés sont apparus, spécialisés dans la protection du transit de drogue. Le Cartel de los Soles[19], impliquant des hauts gradés de l’armée et soutenu par des proches du pouvoir, assure une source de revenus parallèles pour le régime. En contrepartie, narcotrafiquants et guérillas offrent une protection au clan Maduro.

Bien que le Venezuela ne produise pas de cocaïne, la DEA[20] estime que plus de 200 tonnes de drogue transitent chaque année par le pays vers les États-Unis et l’Europe, notamment via la triple frontière. Washington accuse le régime de narcoterrorisme, fusionnant criminalité organisée et stratégie politique.

L’impact attendu de cette situation pourrait se traduire par plusieurs effets négatifs.

Effondrement de l’État et intervention de l’armée américaine

Dans ce scénario, l’État central pourrait s’effondrer, laissant le contrôle du territoire aux cartels et aux milices locales. Le pays connaîtrait alors un contrôle territorial fragmenté, où l’autorité serait exercée de fait par ces groupes armés, et non par les institutions officielles. Une crise humanitaire généralisée pourrait émerger, affectant gravement la population. Par ailleurs, le pays risquerait de devenir un terrain d’influence étrangère, propice aux trafics transnationaux et à l’exploitation de ses ressources par des acteurs externes.

Dans ce contexte, les États-Unis pourraient intervenir, invoquant la Doctrine Monroe[21], qui légitime la protection de leurs intérêts dans ce qu’ils considèrent comme « leur pré-carré naturel ». Cette intervention pourrait également s’inscrire dans la logique de la théorie du “Big Stick”[22], visant à utiliser la force pour stabiliser une région considérée comme stratégique. Elle a pour objectif de prévenir toute menace pesant sur la sécurité américaine et ses partenaires régionaux. Ainsi L’administration Trump pourrait justifier une intervention en invoquant la défense des intérêts stratégiques des États-Unis, la protection des investissements américains et la lutte contre les narcotrafiquants.

Le Venezuela se trouve ainsi à un carrefour historique. L’arrestation de Nicolás Maduro a brisé le verrou autoritaire, mais la reconstruction exigera bien plus qu’un changement de dirigeants. Elle dépendra de la capacité à démanteler les réseaux criminels, neutraliser les ingérences étrangères et restaurer un État de droit légitime. Faute de contrôler le trafic de drogue et les groupes armés, la reconstruction du pays sera fragile et incomplète. Le pays risque alors de s’effondrer et de rester divisé dans une instabilité permanente[23].

Pour autant, dans un contexte de rejet croissant de l’impérialisme américain, cette instabilité pourrait paradoxalement favoriser un sursaut identitaire régional[24]. Ce néo-bolivarisme, axé sur l’unité latino-américaine, s’oppose radicalement aux interventions extérieures. L’ambition de Bolívar, une Amérique libre de toute tutelle étrangère, redeviendrait alors le pivot central de la reconstruction politique[25].

 

Imen Chaanbi

Imen Chaanbi est consultante internationale en géopolitique et veille stratégique auprès des cabinets 5WE Consulting et Strategik IA. Cette experte passionnée par l’Afrique a contribué à la réalisation de projets dans plusieurs pays : Libye, Tchad, Niger, Cameroun, Maroc, Algérie, Tunisie, Togo, Bahreïn ou Arabie Saoudite. Diplômée de la Sorbonne en droit des pays arabes et en droit des affaires internationales, elle est capable d’identifier, d’analyser les phénomènes géopolitiques et de maîtriser l’ensemble des enjeux politiques et diplomatiques liés aux phénomènes de la mondialisation.

Membre du collège académique au sein de l’Observatoire Géostratégique de Genève, cette conférencière intervient régulièrement auprès d’Instituts académiques et de Think Thank pour évoquer les enjeux géopolitiques, géoéconomiques et sécuritaires du continent africain. Considérée comme l’une des spécialistes des questions libyennes, elle a été la première française à intégrer l’Académie Internationale de Janzour. Elle par ailleurs rédigé les premiers ouvrages relatifs au marché libyen.

Secrétaire exécutive au sein de l’Organisation non gouvernementale Médiateurs Internationaux Multilingues, Imen Chaanbi est aussi auditrice à l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.
https://www.linkedin.com/in/imen-chaanbi-6ba2a68a/

 

Le Venezuela est également la plus importante crise des réfugiés au monde

Le Grand continent

La crise vénézuélienne dure maintenant depuis la mort d’Hugo Chávez en 2013. Elle associe une crise politique jamais résolue, sur fond d’élections successives truquées par le pouvoir chaviste, et une crise économique et sociale d’une ampleur dramatique, malgré l’énorme richesse potentielle du pays.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro en 2013, le PIB par habitant du Venezuela a été divisé par trois.

Pris sur Facebook

Patrick Champagnac 4/1/26 10h35·

L’opération militaire américaine en cours contre le Venezuela est un basculement géopolitique majeur. Les Etats Unis se mettent volontairement et indiscutablement hors du droit international en violant la charte et l’esprit des Nations Unies. C’est un acte lourd de conséquences pour l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale.

C’est la légitimation des changements de régime par la force. Aussi détestables soient les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye.

C’est la légitimation des sphères d’influence impériales au nom du « corollaire Trump » de la doctrine Monroe formulé dans la stratégie nationale de défense de décembre 2025. L’objectif à peine voilé de la politique de la canonnière reste l’imposition d’un ordre idéologique conforme aux visions de Donald Trump dans toute l’Amérique Latine.

Dès lors que les Etats Unis s’affranchissent de la légalité, que dirons-nous à la Chine si elle renverse un régime qui lui déplait, en Corée, au Vietnam ou à plus forte raison à Taiwan ? Quels arguments aurons-nous à opposer à la Russie si elle renverse un gouvernement qui lui déplait en Moldavie, voire dans les Pays Baltes ?

« La France et l’Europe doivent clairement réaffirmer avec les pays du Sud Global leur attachement aux principes du droit international, et d’abord la souveraineté des Etats et la sécurité collective, et défendre l’ordre juridique des Etats-nations contre la collision brutale des empires ». Dominique de Villepin , ancien premier ministre sous la présidence de Jacques Chirac et ancien ministre des Affaires étrangères .

Approbations : + 69, ++ 20 -- 1

La Chine appelle les Etats-Unis à "libérer immédiatement" Maduro ·

4/1/26 10 h ·

La Chine appelle les Etats-Unis à la libération immédiate du président vénézuélien, Nicolas Maduro, incarcéré samedi à New York après avoir été capturé lors d'une opération militaire dans la nuit de vendredi à samedi. "La Chine appelle les Etats-Unis à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant l'opération de "violation flagrante du droit international".

Approbations : + 27, -- 2

Pierre Boyer 3/1/26 · On attend maintenant l'annexion du Groenland,

Et pourquoi pas la gestion directe par les USA de la côte atlantique, de la Côte d'Azur et de la Bavière. Et l'Union européenne réagira en appelant à la "retenue" et à une "transition pacifique". Et quand Taïwan sera annexée par la Chine, l'UE rappellera que Taïwan ne faisait pas partie de l'ONU et n'était reconnue que par 11 Etats-membres de l'ONU, et que donc bon.

Mais peut-être qu'à ce moment-là, suite à l'enlèvement de Sanchez, de Macron, de Merz et des commissaires européens, Meloni et Orban auront été chargés par Trump de la gestion de l'UE, qui se réjouira que l'Ukraine et les Pays baltes aient été donnés à Poutine en échange de la cession gratuite à FoxNews de toutes les chaînes télévisées européennes, et de la cession de toutes les industries européennes à des magnats états-uniens. Edit: Macron a décidé de se protéger contre tout enlèvement en félicitant Trump, qui l'a retweeté.

Le Monde EN DIRECT,

Enlèvement de Maduro au Venezuela : le président vénézuélien transféré à New York ; sa vice-présidente, Delcy Rodriguez, assume le pouvoir par intérim Une vidéo a montré un homme cagoulé et menotté, sous escorte du FBI, sortant d’un avion à l’aéroport Stewart International, près de New York, où le président vénézuélien devrait être inculpé pour trafic de drogue. Donald Trump affirme que les Etats-Unis vont « diriger » le Venezuela et y installer des compagnies pétrolières américaines.

+ 156 -- 52

Said Lemlih

4/1/10h30 · Chavez a chasse tous les Juifs du Venezuela puis tous les intelligents et nomme un grand chauffeur de bus a sa place ! Avoir plus de 1,90 m et être intelligent c'est impossible !

Yair Navot

3/01/26 à 10:52 ·

Oui, le régime de Maduro est écœurant et déprimant, et il coopère avec la Russie, l'Iran, le Hezbollah et la Chine. Pas besoin de verser une larme si elle disparaît.

Mais oui il faut certainement comprendre qu'au 21ème siècle il y a certainement un grave problème quand une grande et puissante puissance enlève simplement le dirigeant d'un pays souverain voisin et travaille pour un coup d'État politique qui servira ses intérêts économiques.

Il est absolument clair que sur la ligne la leader de l'opposition vénézuélienne Maria Machado, soutenue par l'administration Trump, est déjà en train de chauffer et elle atterrit dans la carcasse pour devenir présidente au lieu de Maduro.

Elle signera des contrats avec les sociétés américaines de l'énergie, pour développer les champs de pétrole, qui apporteront des affaires à Trump et ses associés, et donnera aux États-Unis l'accès à des carrières et minéraux rares et importants. Elle le fera après avoir annulé des contrats similaires avec la Russie et la Chine. Il s'agit d'un type de colonialisme moderne, qui n'est toujours pas clair comment le citoyen vénézuélien moyen en profitera.

On dirait vraiment et on dirait une rediffusion de l'opération "Replay" de l'opération "Extreme Justice" que les États-Unis ont menée au Panama en 1989, puis ont renversé le régime de Manuel Noriega. Sur la photo - Maduro et en dessous de lui Manuel Noriega dans une prison américaine


. Sur la photo - Maduro et en dessous de lui Manuel Noriega dans une prison américaine

Jean Francois Pylypzcuk

publié le 4/1/26 à 15 h



Très peu de noms musulmans parmi ceux qui approuvent.


Ganame Amidou

Le 5 janvier à 17 h

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a officiellement déclaré que l'intervention militaire des États-Unis au Venezuela constituait un « dangereux précédent ».

Cette position a été exprimée suite à l'opération américaine du 3 janvier 2026, marquée par la capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines après des frappes sur Caracas.

Principaux points de la déclaration de l'ONU :

Kalimat Tsodek

4/1/2026 17 h · Venezuela /États-Unis :

Je ne sais pas pour vous mais personnellement je ne crois pas au complot. En revanche, je suis convaincue que l'être humain, et les bêtes politiques en particulier, sont foncièrement opportunistes.

Je ne vais donc certainement pas crier à l'ingérence et au loup gringo dévoreur d'or noir face à un dictateur bolivarien qui, par sa politique économique désastreuse depuis son accession au pouvoir voilà 12 ans, a contraint à l'exil 8 millions de ses concitoyens et faisait vivre 70% de Venezuéliens sous le seuil de pauvreté...pendant qu'il s'enrichissait chaque jour davantage avec les pétro et narcodollars.

Le mépris de Nicolas Maduro pour son peuple est bien plus grave à mes yeux que l'intervention militaire de Trump à Caracas. Sans oublier que comme son prédécesseur Chavez, le tyran rouge est un allié indéfectible de Téhéran, un soutien solide du Hamas et du Hezbollah mais aussi de la milice terroriste du Polisario, le résidu marxiste d'Alger qui tente de faire main basse sur le Sahara marocain.

Enfin, parions que la situation ne pourra que s'améliorer dans un futur proche pour les Venezuéliens qui sont sortis en masse dans les rues du pays et au sein de la diaspora pour fêter l'éviction de leur bourreau. Bref, que Maduro aille au diable, lui et ses potes marteau et faucille ⚒️aux quatre coins du monde. Et que vienne très bientôt le tour des enturbannés khomeinistes.

Le chef du polissario, Maduro, Tebboun (président algérien), Assad (dictateur déchu de Syrie)

« Relents sionistes » : la présidente par interim vénézuélienne met en cause Israël dans l'arrestation de Maduro


Par Johanna Afriat sur MédiaJ

Delcy Rodríguez assume la présidence par intérim, à la suite de l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’une opération menée par les forces américaines

La présidente par interim vénézuélienne Delcy Rodríguez a affirmé samedi que l’opération américaine ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro portait, selon elle, « la marque des sionistes », accusant implicitement Israël d’être impliqué dans ce qu’elle a qualifié d’attaque contre la souveraineté du Venezuela. S’exprimant lors d’une allocution retransmise par la télévision d’État, Rodríguez a déclaré que « les gouvernements du monde entier sont choqués de voir la République bolivarienne du Venezuela victime d’une opération de cette nature, aux relents clairement sionistes ». Elle a ajouté que le véritable objectif de l’intervention américaine était, selon elle, de « démanteler l’indépendance politique » du pays.

Quelques heures plus tôt, la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême du Venezuela avait ordonné que Delcy Rodríguez assume la présidence par intérim, à la suite de l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’une opération menée par les forces américaines. Dans sa décision, le tribunal précise que cette mesure vise à « garantir la continuité administrative de l’État et la défense intégrale de la Nation » en l’absence forcée du chef de l’État.

Les déclarations de la vice-présidente s’inscrivent dans une rhétorique déjà employée par Nicolás Maduro ces derniers mois. En novembre dernier, dans un climat de tensions croissantes avec Washington, le président vénézuélien avait accusé des « sionistes d’extrême droite » de chercher à livrer le Venezuela à des puissances étrangères, multipliant les références religieuses et idéologiques dans ses discours publics. Maduro avait alors opposé ce qu’il décrivait comme le « peuple de Dieu » et l’héritage de Simón Bolívar à des « forces impérialistes », tout en dénonçant l’augmentation de la présence militaire américaine dans les Caraïbes. Il avait également présenté le Venezuela comme une nation chrétienne menacée, plaçant symboliquement Jésus de Nazareth au centre de ce qu’il qualifiait de combat pour la paix et la souveraineté nationale.

Michel Taupin ·

VENEZUELA : BONNES NOUVELLES ! Le premier acte de la nouvelle présidente par interim, Delcy Rodriguez, expulse les diplomates du gouvernement français après que Macron ait soutenu l'invasion étasunienne. Bravo Mme la Présidente !

++ plus de 1000 et 283 partages Parmi les ++ un bon tiers de personnes au nom musulmans, pas mal de militants pro palestiniens, et de la France Insoumise.

ILS REVIENDRONT !

Ils reviendront ! Je reprends la célèbre formule que Fidel avait lancée du haut de la tribune place de la Révolution, devant un million de cubains, après l'arrestation et l'emprisonnement à perpétuité des cinq héros cubains par l'Empire.... Et ils sont revenus !

Avec le rapt crapuleux du président Maduro et son épouse, et l'ignoble show médiatique orchestré autour de cette triste opération, l'Empire trumpiste se vautre dans les bas-fonds de la barbarie.

Condamnés par la quasi totalité des pays de la planète, les États-Unis qui font l'unanimité contre eux, y compris chez eux, ne savent pas encore qu'avec cette action terroriste violant toutes les règles élémentaires du Droit international et de la simple humanité, ils ont signé leur premier acte de disgrâce mondiale et commencé leur descente aux enfers.

Rien ne sera plus comme avant... Trump ne peut plus être considéré comme un chef d'État fiable. Chacun sait désormais que c'est le parrain d'un capitalisme impérialiste qui a choisi comme expression la force destructrice du fascisme. Evo Morales l'a même surnommé le nouvel Hitler du nouveau monde.

L'attaque a été organisée par la clique Rubio dont la haine pour Cuba et tout ce qui semble de près ou de loin progressiste, est monstrueuse, carrément obsessionnelle et compulsive... Le but était de déstabiliser toute la région, de la diviser, pour ainsi y régner sans partage. Mais le résultat se situe à l'opposé de ce qui était espéré. Tout à leur délire de puissance infaillible, ils n'ont pas su évaluer les conséquences véritables de leur furie dominatrice.

En effet, le gouvernement vénézuélien, y compris l'armée, est resté fidèle au Chavisme et au président Maduro, resserré et uni autour de la vice-présidente Delcy Rodriguez. Celle-ci a appelé le peuple vénézuélien à descendre dans la rue dans le calme, et défendre partout la République Bolivarienne contre toute intrusion yankee. Et il est dans la rue ! Le pouvoir Chaviste n'a pas craqué... c'est un revers pour Trump !

D'autre part, défiant la puissance impériale, la Colombie, le Mexique, le Brésil, Cuba et le Venezuela ont décidé de constituer un front uni contre le terrorisme étasunien et ses attaques perfides et de se préparer à y répondre politiquement et sur le terrain.

Ainsi donc, face à la condamnation planétaire de cette opération mafieuse et l'exigence de libération de Nicolas Maduro et sa femme, face à un gouvernement vénézuélien Chaviste réaffirmé et soutenu dans la rue, face à la création d'une coalition de défense des pays progressistes d'Amérique du Sud et des Caraïbes, l'Empire terroriste trumpiste est devenu en une nuit pour tout démocrate, indéfendable, tel un repaire de barbares à la parole fourbe et au comportement de prédateur, qui fait craindre au monde le pire, même chez nous les européens. Malgré le danger permanent que cette engeance barbare représente, son avenir est désormais compté. C'est pourquoi, je proclame : ILS REVIENDRONT ! MT

 

Venezuela: le coup de force scandaleux (et lourd de sens) de Trump!

Par Dominique Sopo pris sur Facebook

Le régime vénézuélien ne devrait susciter aucune sympathie. Fondé sur une dilapidation des ressources du pays et un populisme antidémocratique aux effets politiques, économiques et humanitaires dévastateurs, il n'est en aucun cas un modèle à suivre.

Cependant le coup de force des Etats-Unis contre le régime de Maduro ainsi que la capture de ce dernier et de sa femme violent toutes les règles du droit international.

Ils illustrent la politique de force que Trump a choisi de suivre, aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. Dans ces deux espaces, cette politique s'attaque frontalement à la régulation par le droit au profit d'une régulation par la force.

Sur le plan intérieur, Trump s'est arrogé des pouvoirs législatifs sous les regards complaisants des Républicains inféodés et d'une Cour Suprême étonnamment peu pressée de lui rappeler la Constitution. Il mène au sein de sa société une politique fondée sur la disqualification des adversaires et l'arbitraire contre les migrants. L'humiliation des Autres devient un spectacle qui assouvit des mauvaises passions et détourne l'attention des masses de sa politique de dépossession démocratique et d'accompagnement des dynamiques inédites de captation des richesses par quelques multimilliardaires.

Sur le plan extérieur, c'est le même mépris du droit qui domine. Réactivant en pratique la doctrine Monroe et le corollaire énoncé par Théodore Roosevelt, le cas vénézuélien en est l'avatar du jour. Si la démocratie au Venezuela doit être pleinement restaurée (chemin compliqué entre un pouvoir chaviste fondé sur un populisme autoritaire et une opposition qui fait une place de choix aux tenants des logiques oligarchiques), il n'appartient certainement pas à Trump de prétendre y parvenir par ce coup de force.

Qui croira d'ailleurs que la démocratie est l'enjeu, alors que le même individu s'échine à en détruire les fondements dans son propre pays?
Qui peut davantage croire que l'argument ici utilisé - la lutte contre la drogue - soit un argument plus crédible lorsqu'il est prononcé par un président qui vient de gracier Juan Orlando Hernandez, l'ancien président du Honduras qui purgeait une peine de 45 ans aux Etats-Unis pour trafic de drogue?
En matière internationale, Trump est bien motivé par la même logique que celle qu'il manifeste dans les affaires intérieures: mépris du droit au profit du coup de force permanent aux seules fins d'une volonté de domination économique (le pétrole vénézuélien est un enjeu évident) mais également géopolitique (dans un monde approché sous l'angle de l'impérialisme, quels qu'en soient ses oripeaux) et idéologique (le soutien du pouvoir trumpiste aux extrêmes droites est suffisamment éloquent).

Le cas vénézuélien marque un nouveau mauvais coup porté au droit international, déjà miné par la volonté de plusieurs puissances de s'en extraire au profit de logiques de prés carrés (Etats-Unis, Chine, Russie...). Il nous faut alors rappeler notre attachement à ce droit international. Sans quoi, que pouvons-nous dire face aux agressions qui en sont l'antithèse? Invasion russe de l'Ukraine par la Russie de Poutine, écrasement de Gaza par le gouvernement israélien de Netanyahu, menaces d'invasion de Taïwan par la Chine de Xi Jinping... Partout où le droit est combattu par ceux qui y voient un frein intolérable à leurs volontés de puissance, à leur impérialisme ou à leur hubris, l'arbitraire, la violence et la mort gagnent du terrain.

Dans ce monde où se déploient des rêves d'impérialisme et où les mauvaises passions sont mobilisées contre la civilité démocratique, l'Union européenne a sans doute un rôle éminent à jouer par le rappel et la défense des principes du droit international (en Ukraine, en Palestine, au Venezuela...), la fermeté face aux régimes qui s'en détournent et les violent, la nécessité de penser à une indépendance militaire dont l'urgence est chaque jour cruellement soulignée par le sort réservé à l'Ukraine et l'intelligence de nouer des alliances qui redessinent notre rapport au monde, loin de la vision ouatée d'un Occident civilisé, dominant et cohésif face à un Sud barbare et assujetti.
(Transmis par David Benichou)

Commentaires :

Rosine Chetboun

Beaucoup trop de monde ne respectent en rien les règles de l'Ordre international

* Les palestiniens qui,au nom de la cause palestinienne se permettent des purs massacres,non reconnus pourtant par le Droit International (viols,assassinat pur et simple d'enfants ,de bebes,actions qualifiees de maniere a propager la terreur ,donc qualifiant les perpetrateurs de crs genres de violence extreme sur les populations, de ""terroristes ""alors que eux se qualifient de "resistants"..le commerce illegal de la chine(le vol des proprietes intellectuelles des recherches occidentales ou americaines)..etc..etc.

.MAIS on veut @!!!! que les Usa ???

Sur ce fond de démence collective mondialisée--- respecte le Droit International non respecte par tant d'autres.et qui de plus mettent the Great America"en danger par l'intermediaire d 'un dictateur populiste et corrompu et qui a detruit son Pays, qui s" allie avec les ennemis de Great AMERICA.
Un nouveau monde d'Influence emerge a vec des poles economiques divergents . Alors ??

Great America..est obligee d 'en donner le tempo.de sa propre zone d'influence

Jocelyn Jovin

ALLÉGATIONS CHOC APRÈS LE RAID SUR MADURO : UNE « ARME SONIQUE » UTILISÉE ?

Des médias rapportent que, lors de l’opération américaine qui a mené à la capture de Nicolás Maduro, certains soldats vénézuéliens auraient affirmé que les forces US ont employé une arme mystérieuse ressemblant à une onde sonique ou une technologie à énergie dirigée.

Selon un témoin cité par le New York Post et partagé par la porte-parole de la Maison-Blanche, les soldats auraient ressenti des effets physiques immédiats comme saignements de nez, vomissements de sang et incapacité à se relever, après le déploiement de ce dispositif présumé. Ces déclarations ont circulé largement, mais le gouvernement américain n’a pas confirmé l’utilisation de ce type d’arme, et l’information reste non vérifiée de façon indépendante.

Arme expérimentale ou récit amplifié par le chaos du combat ?

 

BFM -Economie -International

La Chine absorbait 80% des exportations de pétrole vénézuélien:

https://www.bfmtv.com/

Pékin demande à ses banques de déclarer leurs intérêts au Venezuela car certaines pourraient être en danger

Publié le 5 janvier à 12h43 BFM Business Helen Chachaty

La Chine réclame aux banques de déclarer leur exposition au Venezuela, alors que l'opération américaine risque de mettre en danger les prêteurs chinois – qui ont financé des projets à coups de milliards de dollars.

Les régulateurs chinois s'inquiètent des conséquences de l'opération militaire américaine au Venezuela, qui s'est soldée par la capture du président Nicolás Maduro le 3 janvier.

Selon une information révélée par Bloomberg, l'autorité nationale de régulation financière chinoise (NFRA) a émis une directive demandant aux banques de déclarer leur exposition au Venezuela et de renforcer la surveillance des risques liés aux crédits accordés aux établissements vénézuéliens.

La NFRA n'a pas fait de commentaire, précise le média. Selon Victor Shih, professeur à l'université de Californie de San Diego interrogé par Bloomberg, "si (…) les créanciers et les demandeurs américains deviennent les créanciers privilégiés de la dette vénézuélienne, les créanciers chinois seraient exposés à des risques plus élevés de défaut de paiement, car le gouvernement vénézuélien et les entreprises publiques auraient du mal à répondre aux exigences américaines et à leurs besoins de dépenses intérieures".

Les importantes réserves de pétrole du Venezuela aiguisent les appétits et la Chine s'est érigée en partenaire important en matière énergétique. En 2008, les dirigeants des deux pays avaient scellé un accord de long terme, visant à "échanger" des prêts financiers contre du pétrole. La Chine est alors devenue "un prêteur clé" pour le Venezuela, indique Bloomberg, dans les domaines de l'énergie et des infrastructures.

Selon les données collectées par Bloomberg, jusqu'en 2015, Pékin aurait prêté plus de 60 milliards de dollars de prêts garantis par le pétrole par l'intermédiaire des banques publiques chinoises.

Triple exposition aux risques Selon Forbes, la Chine se retrouve triplement exposée à la suite de l'opération militaire américaine.

Patriote Franco-Ukrainien le groupe Frédéric Tholet sur Facebook

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le pétrole vénézuélien n'est pas le motif de l'arrestation de Maduro.
Trop cher, son avenir nécessite trop d'investissements, et l'avernir du pétrole est derrière nous. Le vrai but est d'empêcher la Chine ne pénétrer l'Amérique du Sud.

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Vénézuéla :Qu'est-ce que ce pétrole extra lourd et de qualité moindre, tant convoité par Donald Trump ?
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De quoi est accusé Nicolas Maduro?

Par radio Canada 7/1/2026

Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro, qui a été capturé à son domicile, puis transféré aux États-Unis samedi. Mais de quoi est-il accusé au juste ?

Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro, qui a été capturé à son domicile, puis transféré aux États-Unis samedi, comparaît lundi devant un tribunal de Manhattan sous le regard du monde entier. Mais de quoi est-il accusé au juste?

Par ailleurs, sa femme Cilia Flores – capturée elle aussi –, son fils, Nicolas Maduro Guerra, et le chef de Tren de Aragua, Hector Rusthenford Guerrero Flores, sont eux aussi accusés pour les mêmes raisons. En 2020, juste avant la fin du premier mandat de Donald Trump, le couple Maduro avait aussi été inculpé devant un tribunal fédéral de New York pour ces mêmes chefs d’accusation.

Dans son acte d'accusation publié en ligne samedi, le département américain de la Justice dénonce le « gouvernement corrompu et illégitime (de Maduro), qui, depuis des décennies, a exploité le pouvoir gouvernemental pour protéger et favoriser des activités illégales, notamment le trafic de drogue ». M. Maduro est tenu responsable « du transport de milliers de tonnes de cocaïne vers les États-Unis », « sous la protection des forces de l'ordre vénézuéliennes ».

Il est aussi soupçonné, avec ses présumés complices, d'avoir vendu des passeports diplomatiques à des trafiquants de drogues alors qu'il était ministre des Affaires étrangères du pays entre 2006 et 2008.

Le couple vénézuélien fera bientôt face à tout le courroux de la justice américaine, sur le sol américain et devant les tribunaux américains, a déclaré la secrétaire de la Justice, Pam Bondi, sur son compte X.

Allégations de pots-de-vin, d'ordres d'enlèvements et de meurtres

Les États-Unis allèguent que Nicolas Maduro et sa femme auraient « ordonné des enlèvements, des agressions et des meurtres à l'encontre de ceux qui leur devaient de l'argent de la drogue ou qui nuisaient d'une autre manière à leur opération de trafic de drogue ». Le document de 25 pages cite en exemple l'assassinat d'un chef de cartel local à Caracas.

Mme Flores aurait accepté une somme de plusieurs centaines de milliers de dollars de pots-de-vin pour jouer l'intermédiaire lors d'une rencontre « entre un trafiquant de drogue de grande envergure et le directeur de l'Office national antidrogue du Venezuela, Nestor Reverol Torres

Par la suite, elle se serait entendue avec ces deux interlocuteurs pour permettre au trafiquant de transporter librement de la cocaïne par avion, en échange d'une somme d'argent. Les preuves dans cette affaire ont été recueillies au courant de plusieurs années et par différentes équipes établies dans plusieurs villes aux États-Unis (New York, Washington, Miami, etc.).

Maduro immunisé ?

Plusieurs experts tracent des parallèles entre la capture de Nicolas Maduro et l'opération menée contre l’ancien général du Panama, Manuel Noriega, en 1989. Le président à l'époque, George H. W. Bush, avait renversé le pouvoir dans ce pays d'Amérique centrale pour accuser M. Noriega de trafic de drogue. C'est qu'à l'époque, les avocats du Panaméen avaient plaidé pour une immunité face aux accusations, les chefs d'État étrangers profitant d'une immunité souveraine, comme il est inscrit dans le droit américain et international.

Cependant, cet argument a peu de chances de réussite, car, à l'époque, la justice américaine avait tranché en défaveur de M. Noriega, plaidant que les États-Unis ne reconnaissaient pas Manuel Noriega comme le dirigeant légitime du Panama, tout comme c'est le cas aujourd'hui avec M. Maduro. Il s'agit donc d'un précédent important sur lequel pourront se baser les procureurs américains.

« Il n'y a aucune prétention à l'immunité souveraine si nous ne le reconnaissons pas comme chef d'État », a déclaré Dick Gregorie, un ancien procureur fédéral qui a inculpé Noriega et a plus tard enquêté sur la corruption au sein du gouvernement Maduro. « Plusieurs administrations américaines, tant républicaines que démocrates, ont qualifié son élection de frauduleuse et ont refusé la reconnaissance des États-Unis. Malheureusement pour Maduro, cela signifie qu'il est coincé avec cette situation », a-t-il ajouté.

Opération américaine au Venezuela : retour sur un an de tensions entre Caracas et Washington

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