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Dernière mise à jour 02-Aoû-2026
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L'évolution climatique est incendiaire
Revue de Presse

Incendies à Fontainebleau : après les flammes, quel avenir pour cette cathédrale du vivant ?

Reporterre Léa Guedj et Jérômine Derigny le 29 juillet 2026

Depuis les incendies qui ont assailli la forêt de Fontainebleau début juillet, l’ONF et les associations locales tentent de dresser le bilan des dégâts et d’envisager la régénération des milieux affectés.

Fontainebleau (Seine-et-Marne), reportage

« Qu’est-ce que vous venez faire ici ? » À peine avons-nous fait halte en bordure de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) pour nous rendre à notre point de rendez-vous, qu’une patrouille de police en moto nous interroge sur notre présence. Sur les routes qui longent le bois, les entrées des chemins sont toutes barrées par des rubalises.

Depuis le 15 juillet, à la suite de l’incendie qui a brûlé près de 2 200 hectares, les 22 000 hectares du massif où se rendent jusqu’à 17 millions de visiteurs par an sont complètement fermés au public par arrêté préfectoral et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Chaque jour, des agents du dispositif de Défense des forêts contre les incendies (DFCI) et de l’Office national des forêts (ONF) — qui ont combattu les flammes aux côtés des pompiers — surveillent d’éventuelles reprises de feu et vérifient que personne ne s’introduit dans la forêt. « On a encore vu un gars qui fumait sa clope au bord de la route ce matin », soupire Yann Guillemard, agent de la DFCI. En 17 années de carrière à l’ONF, il n’avait « jamais vu la forêt dans cet état, ni un feu de cette ampleur »

Lire aussi : Fontainebleau, symbole de la remontée des incendies vers le nord

Une sécheresse « sidérante », favorable aux incendies

Nous nous enfonçons dans le massif, en direction du secteur de la Haute-Borne, au sud-ouest de la forêt. L’odeur de brûlé commence déjà à prendre à la gorge et aux narines. La végétation est jaunie par la sécheresse. Sur le trajet, Guillaume Larregle, responsable du suivi de la biodiversité au sein de l’Association naturaliste de la vallée du Loing (ANVL), tient à nous montrer à quoi ressemble la lande épargnée par les flammes.

« Des callunes sèchent sur pied et avec leurs feuilles, ça peut s’enflammer comme de la paille »

« Sidéré par l’état de sécheresse de la végétation », le botaniste nous montre les bruyères et les callunes, typiques de ces sols sableux et acides qui caractérisent la lande de Fontainebleau. Avec les canicules à répétition, « des callunes sèchent sur pied avec leurs feuilles et ça peut s’enflammer comme de la paille ».

« Les sols ici sont déjà très drainants et ne gardent pas l’eau, mais là il n’y a pas eu de vraie pluie depuis deux mois et il fait très chaud », constate Sophie David, responsable du service environnement et accueil du public au sein de l’agence Île-de-France Est de l’ONF. Un scénario qui se répète « de plus en plus souvent » en été à Fontainebleau selon l’agent qui travaille à l’ONF depuis quatorze ans. Pour elle, il suffirait bel et bien « d’une petite étincelle » pour qu’un feu reprenne immédiatement.

Une diversité de milieux calcinés Lorsque nous arrivons dans la zone sinistrée, il suffit de poser la main pour sentir le sol encore chaud. « À certains endroits, il fait encore entre 150 et 250 °C dans le sol », précise Sophie David, confrontée à ce spectacle « lunaire ». Au lieu d’un « champ de fleurs violettes et roses », habituel à cette saison sur la lande, les rochers de grès sont recouverts de cendres.

« Sur ces dalles de grès, les creux retiennent l’eau de pluie et forment des mares de platières ponctuelles : des grandes lentilles d’eau où il se trouvaient des plantes très rares », soupire Guillaume Larregle, de l’ANVL. « Ça me fend le cœur de voir ça », souffle, dépité, le naturaliste.

C’est toute une mosaïque de milieux remarquables qui ont été touchés. Selon l’ONF, 400 hectares de réserves biologiques dirigées ou intégrales — permettant à la nature de s’exprimer librement sans, ou avec peu d’interventions humaines — sont partis en fumée, auxquels s’ajoutent 125 hectares de landes, ainsi que 74 mares traversées par le feu. Ce sont « des continuités écologiques brisées » et un ensemble d’écosystèmes « qui ont pris un gros coup », résume Guillaume Larregle.

Cette forêt qui a été parcourue par les flammes, « c’est aussi le travail de plusieurs générations de forestiers », se désole Sophie David, de l’ONF. Autour de nous, le paysage est obscurci par les troncs de pins carbonisés. C’est sur les racines que Sophie David attire notre attention : « Si certains arbres ont encore des aiguilles sur leurs branches, leurs racines sont brûlées voire disloquées par endroits, ils vont donc mourir. »

L’inquiétude pour les petits animaux La faune a elle aussi souffert, mais il est bien trop tôt pour dresser un état des lieux. Au détour d’un chemin, Guillaume Larregle est ravi d’entendre le chant d’une éphippigère, une sauterelle peu courante et très localisée en forêt de Fontainebleau qu’il est rare d’apercevoir.

Immédiatement, il en prend note, afin de contribuer dès maintenant à l’inventaire qui devra être réalisé après l’incendie. Au total, 15 000 espèces végétales et animales ont été inventoriées sur le massif avant les feux, ce qui en fait l’une des réserves de biodiversité les plus riches d’Europe.

« Lorsqu’on pense aux animaux qui ont souffert des incendies, on évoque le plus souvent les grands cervidés, comme les cerfs ou les biches », constate le naturaliste. Pourtant, « eux ont eu une chance de s’enfuir », tandis que ce n’est sans doute pas le cas « des petits animaux avec une faible mobilité, comme des reptiles ou des insectes », souligne-t-il. Il pense notamment aux espèces « qui aiment le vieux bois, comme le grand capricorne », ou encore à l’alouette lulu, à la fauvette pitchou et à l’engoulevent d’Europe, des oiseaux « qui nichent au sol dans les milieux ouverts qui ont brûlé ».

Un feu qui couve dans le sol

Contrairement aux apparences, « le feu est fixe, mais il n’est pas éteint », dans les zones qui ont subi l’assaut des flammes. Il « couve dans le sol » et plus précisément dans les tourbières. « Au fil des années, la matière organique déposée en surface se mélange au sable, et elle ne se dégrade pas car le sol est acide, donc ça devient du combustible », décrit Sophie David. Elle annonce qu’il faudra encore attendre « des semaines voire des mois, avant que le feu ne soit vraiment éteint ».

Parmi les secteurs parcourus par le feu, certains font partie des plus fréquentés de la forêt, comme le massif des Trois Pignons et ses chaos rocheux qu’affectionnent particulièrement les grimpeurs. La liste des actions à mener est longue pour la rendre à nouveau accessible, telles que la sécurisation et la remise en état des sentiers et parkings, ainsi que le renouvellement du balisage ou du mobilier d’accueil. La réouverture complète du massif prendra du temps. « Les plantations n’auront pas lieu avant trois ou cinq ans », annonce Sophie David.

Le 16 juillet, à peine le feu maîtrisé, Emmanuel Macron annonçait la création d’un « guichet unique » pour collecter des fonds. Objectif affiché : « replanter et rebâtir » la forêt de Fontainebleau. Une « logique architecturale déconnectée » du fonctionnement des écosystèmes dans les milieux variés du massif, aux yeux de Guillaume Larregle. « Planter pour planter, ça n’a aucun intérêt », affirme-t-il.

L’enjeu des essences à privilégier

Le responsable associatif et l’agent de l’ONF s’accordent sur le fait qu’il s’agira d’abord d’observer « la façon dont la forêt réagit et se régénère naturellement par elle-même, pour ensuite l’accompagner par endroits ». Quelques pointes de vert parsèment déjà le tableau gris de la zone sinistrée. « Ce sont des touradons de Molinie, une graminée qui pousse sur elle-même », explique Guillaume Larregle, de l’ANVL. L’humidité conservée dans ces « mottes de végétation » leur permet de « recoloniser plus fortement l’espace, tout comme la fougère-aigle ». Le risque, c’est que ces espèces communes « étouffent » celles qui sont plus rares.

La question des essences qui seront plantées et encouragées sera au cœur des réflexions sur la régénération du massif. Actuellement, la forêt de Fontainebleau est constituée de « 40 % de résineux et 60 % de feuillus », indique Sophie David, de l’ONF. Plusieurs associations environnementales, comme l’ANVL, dénoncent cette présence jugée excessive de pins sylvestres qui a montré « ses conséquences désastreuses pour l’évolution des feux et leur ampleur ».

En réponse, Sophie David concède qu’il y des secteurs où « il pourrait y avoir davantage de feuillus et d’essences méridionales » à la place des pins. Néanmoins, il y en a d’autres où ces essences « auront du mal à s’installer », compte tenu des sols sableux et acides, mais aussi de l’évolution du climat qui risque de se produire sous l’effet du réchauffement global.

À quoi pourrait ressembler la forêt de Fontainebleau dans une France à +4 °C, comme le prévoit Météo France en 2100 ? Dans ces conditions, la réintroduction d’essences de feuillus est compromise, puisque « le hêtre ou le chêne pédonculé ne seront plus dans leur habitat naturel », précise Sophie David. Sécheresses et canicules prolongées, risque d’incendie aggravés, vulnérabilité accrue aux ravageurs… Sur cette trajectoire, ce sont toutes les forêts françaises qui devront faire face à des conditions de plus en plus extrêmes et qui peineront à se régénérer.

 

L’incendie de Gironde a produit son propre «orage de feu»

https://reporterre.net/ 27 juillet 2026

L’incendie en Gironde est d’une intensité telle qu’il a généré un pyrocumulonimbus, une sorte « d’orage de feu », qui génère son propre vent et dont la charge électrique peut produire des éclairs. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce feu est si violent, imprévisible et difficile à maîtriser.

Lundi 27 juillet, en à peine cinq jours, il avait déjà ravagé plus de 42 000 hectares, blessé plus de 80 pompiers, endommagé plus de 240 maisons et forcé à la fuite plus de 200 000 personnes.

Les pyrocumulonimbus se forment lors de feux particulièrement intenses. Cela avait notamment été le cas lors du feu destructeur de McKinney, en Californie, en 2022, ou lors des feux de brousse de 2020, en Australie, qui avaient ravagé plus de 8 millions d’hectares.

Les feux de cette ampleur dégagent d’importantes quantités d’énergie et de chaleur, qui forment des panaches dans le ciel. Lorsqu’ils atteignent une altitude suffisante, l’air contenu dans ces panaches se refroidit et se condense, pour former un nuage, le pyrocumulus. Si l’atmosphère est suffisamment instable et humide, il peut muter en pyrocumulonimbus, nuage qualifié par la Nasa de « dragon cracheur de feu ».

Les vents générés par les pyrocumulonimbus peuvent accélérer la propagation des flammes, tandis que les éclairs qu’ils produisent peuvent déclencher de nouveaux départs de feux. Ce phénomène est extrêmement rare en France.

Son apparition est semble-t-il récente : avant la Gironde, il n’avait été observé que lors du feu de Fontainebleau (Seine-et-Marne) en juillet, de Ribaute (Aude) en 2025, ou encore de Générac (Gard) en 2019, selon Jean-Baptiste Filippi, chercheur du CNRS (Laboratoire des sciences pour l’environnement CNRS - Université de Corse Pasquale Paoli) et expert du phénomène, cité par Le Monde.

 

En alignant 40 drones de 1 200 litres pour le prix d’un seul Canadair, la France disposerait de huit fois plus d’eau au-dessus d’un même feu

par Brice L. 27 juillet 2026, sur https://sciencepost.fr/

Quand un feu se déclare dans une pinède du Sud-Ouest, tout se joue dans les premières minutes. Passé ce délai, les flammes échappent au contrôle et il faut déployer l’artillerie lourde : des Canadair, des bombardiers d’eau, des centaines de pompiers. Un ballet impressionnant, mais coûteux et lent. Or, cet été 2026, alors que plus de 44 000 hectares sont déjà partis en fumée en France, une idée fait son chemin dans les hangars des start-up françaises. Et si, au lieu d’un seul avion géant, on misait sur une nuée de drones capables de larguer chacun 1 200 litres d’eau ?

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi un drone à 1 200 litres coûtant entre 1 et 2 millions d’euros pourrait changer la doctrine anti-incendie française
  • Ce que le prix réel d’un Canadair DHC-515 — entre 60 et 100 millions d’euros — révèle sur le rapport coût/efficacité des moyens aériens
  • Comment la France diversifie son arsenal en 2026 : drones, ATR reconvertis et A400M bombardier d’eau

Un drone à 1 200 litres pour le prix d’un camion de pompiers

C’est là que réside toute la surprise. La start-up française Daidelos évalue le coût de son drone-pompier entre 1 et 2 millions d’euros pièce — soit exactement le prix d’un camion de pompiers. Une somme qui peut sembler élevée pour un drone, mais qui devient dérisoire face aux mastodontes du ciel.

L’appareil est un birotor de 10 mètres sur 5, pesant entre 800 kg et une tonne à vide. Il peut voler à 230 km/h en charge, opérer de nuit, et recharger ses 1 200 litres comme un hélicoptère. Compact au point de tenir replié dans un conteneur standard de 20 pieds, il est pensé pour être prépositonné au plus près des zones à risque.

Daidelos espère présenter un modèle volant d’ici 2028, pour une entrée en service autour de 2029. L’entreprise est actuellement en phase de levée de fonds, selon  " Aerobuzz.

Ce qu’un Canadair coûte vraiment face à un essaim de drones

Pour bien saisir le basculement en cours, il faut poser les chiffres côte à côte. Le nouveau Canadair DHC-515 est estimé entre 60 et 100 millions d’euros pièce selon les contrats — la France vient d’en commander deux pour environ 200 millions d’euros au total. Le DHC-515 largue 6 000 litres en 12 secondes, ce qui en fait un outil redoutable, mais lent à mobiliser.

Autrement dit, pour le prix d’un seul Canadair, on pourrait aligner entre 30 et 100 drones Daidelos. Quarante appareils à 1 200 litres chacun représentent 48 000 litres de capacité cumulée — soit huit fois la capacité d’un Canadair.

Cette arithmétique n’a pas échappé aux décideurs. La question de la diversification de la flotte est aujourd’hui débattue jusqu’à l’Assemblée nationale, où les alternatives aux hydravions géants sont de plus en plus sérieusement étudiées, selon l’Usine Nouvelle.

Quand la quantité devient une arme contre les flammes

Le raisonnement derrière l’essaim de drones repose sur un principe simple : la multiplication plutôt que la puissance brute. La Chine vient d’industrialiser un concept très proche, avec un camion de pompiers capable de déployer dix drones largueurs de bombes à eau pour frapper les feux dans leurs premiers instants.

Les experts pointent le talon d’Achille des moyens classiques. Un Canadair est puissant, mais long à monter en puissance. Pendant ce temps, le feu court. Un essaim de drones prépositionnés peut fondre sur un départ de feu en quelques secondes — là où un Canadair met des dizaines de minutes à se déployer depuis sa base.

C’est la différence entre un canon unique et une armée de tireurs mobiles : la couverture du terrain change radicalement.

La doctrine anti-incendie face à un basculement économique

L’écosystème français ne s’arrête pas aux drones. À Toulouse-Blagnac, Positive Aviation développe le FF72, un ATR 72-600 reconverti en bombardier d’eau amphibie, 40 % moins cher qu’un Canadair. Après une levée de 8 millions d’euros en 2025 et une commande ferme de dix appareils, son premier vol est prévu à l’été 2026.

Dans le même temps, la France a déployé fin juillet 2026 un A400M militaire transformé en bombardier d’eau, capable de larguer 20 tonnes de produit retardant en moins de dix secondes — soit l’équivalent de plus de trois Canadair en un seul passage. L’Espagne avait été le premier pays à adopter ce kit Airbus en juin 2026 ; la France est le second, selon Armees.com.

Entre les géants du ciel et les nuées de petits drones, la lutte contre les incendies entre dans une nouvelle ère. Les 44 000 hectares déjà brûlés en 2026 pourraient bien accélérer les décisions que les budgets seuls n’ont pas suffi à trancher.

 

L'IA ISRAÉLIENNE CONTRE LES INCENDIES GÉANTS : LE PROJET DE DRONES DU FUTUR EST LANCÉ

Jules César Mazous sur Facebook 30/7/2026

Israël franchit une nouvelle étape technologique pour lutter contre les incendies de forêt majeurs grâce à l'intelligence artificielle et aux drones d'intervention de nouvelle génération.

Ce qu'il faut retenir de cette innovation :

  • ​Détection précoce : Des réseaux de drones autonomes équipés d'IA surveillent les zones à haut risque en temps réel pour détecter le moindre départ de feu avant qu'il ne devienne incontrôlable.
  • ​Analyse intelligente : Grâce à la cartographie thermique et au traitement de données en direct, l'IA anticipe la propagation des flammes en tenant compte du vent, du relief et de la végétation.
  • ​Coordination des secours : Le système guide les équipes de pompiers au sol et les véhicules d'intervention vers les zones les plus critiques avec une précision maximale.

Développé conjointement par l'Industrie aérospatiale israélienne (IAI), le Technion, l'Autorité de l'innovation et les pompiers israéliens, ce dispositif vise à repérer les départs de feu en quelques minutes.

Caractéristiques du SystèmeModèle : Drone tactique APUS 25 conçu par l'Israel Aerospace Industries (IAI).Autonomie : Jusqu'à 5 heures de vol grâce à un moteur à combustion interne (contrairement aux modèles à batterie).

Fonctionnement : Autonomie complète après programmation d'une zone de surveillance sur carte numérique

Alerte : Transmission en temps réel des signaux vers le centre de commandement des services de secours. ​Sécurité renforcée : En envoyant des drones au plus près des foyers violents, la prise de risque pour les pompiers est considérablement réduite

 

Latécoère s'associe à Hynaero pour développer un avion bombardier d'eau français

Les échos : Publié le 30 juil. 2026 à 22:17

Un partenariat stratégique entre Latécoère et Hynaero promet une percée dans la lutte contre les incendies avec le développement d'un nouvel avion, Fregate-F100, dont l'entrée en service est prévue pour 2031.

Sous-traitant des géants de l'aéronautique Airbus et Boeing, la société Latécoère s'est associée à Hynaero pour le développement de son programme Fregate-F100, un avion bombardier d'eau amphibie pour lutter contre les feux de forêt, ont annoncé jeudi les deux entreprises.

« Dans le cadre de ce partenariat, Latécoère apportera son expertise à travers des échanges techniques et des prestations de conseil afin de soutenir la conception de l'appareil, sa certification, sa maintenabilité ainsi que sa promotion auprès de clients potentiels à travers le monde », selon un communiqué commun. Entrée en service en 2031

Entrée en service en 2031

Alors que le sud-ouest de la France est en proie aux incendies depuis une semaine, les projets se multiplient en France pour doter le pays d'appareils français et ainsi concurrencer le monopole des engins canadiens. La France dispose de deux modèles d'avions bombardiers d'eau pour combattre les incendies : les Canadair, qui la prélèvent sur un plan d'eau, et les Dash 8, à charger au sol.

DECRYPTAGE - Incendies : production, maintenance, pénurie… le casse-tête de la flotte des Canadair

Hynaero, dont le siège est à Istres près de Marseille, est en train d'achever la conception du Fregate-F100, avec pour objectif une entrée en service en 2031. Il aura la plus grosse capacité du marché, pouvant prélever 10.000 litres d'eau. « Le Fregate-F100 contribuera à réduire l'impact des incendies sur les écosystèmes, participant ainsi à la lutte contre les effets du changement climatique », assurent les entreprises.

Plus de 2.500 emplois à la clé

Selon les chiffres rapportés par l'AFP, ce projet pourrait permettre de créer plus de 2.500 emplois. L'alliance avec Latécoère « nous permettra d'accélérer son développement, de proposer une alternative moderne et performante aux flottes vieillissantes actuellement en service et d'ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, en particulier à l'échelle européenne », s'est réjoui le président de Hynaero, David Pincet, cité dans le communiqué.

DECRYPTAGE - Incendies : transformer l'A400M en bombardier d'eau, mode d'emploi

« Nous entendons contribuer à l'émergence d'une nouvelle capacité aéronautique européenne, alliant innovation technologique, excellence industrielle et souveraineté stratégique, au bénéfice des opérateurs de sécurité civile et des populations qu'ils protègent », a de son côté affirmé André-Hubert Roussel, directeur général de Latécoère. D'autres entreprises françaises conçoivent des appareils pour lutter contre les incendies.

Kepplair Evolution espère livrer, au second semestre 2027, ses deux premiers modèles du Kepplair 72 tandis que Positive Aviation, implanté à Blagnac, à côté de Toulouse, vise l'année 2028 pour ses premières livraisons du futur

 

Quelques remarques prises sur Facebook

Ventura Pederzoli Catherine

Ils sont où les écolos en Gironde, eux qui étaient opposés au debroussaillage obligatoire, à l'abattage des arbres pour créer des pare feux capable de contenir des feux de forêt, tout ça pour préserver une certaine biodiversité ? OUI, ils sont où ?( la sénatrice #EELV Monique de Marco qui c'est opposée à la gestion de la forêt en faisant des pares feux résultat la forêt a été détruite par le feu 2022 et soutenue par Hurmic)

Thierry Droesbeke

Ils faut maintenant intervenir en temps que sapeurs pour combattre le feu couvant qui peut réapparaître plusieurs semaines après, bon courage à vous.

Brigitte Compain-Murez

Carton rouge pour l'Etat ! Aménagement du territoire.

L'Etat, la région, les collectivités doivent mettre le nez dans le plat ... l'aménagement du territoires et l'intéret public sont aux abonnés absents depuis des décennies....

Ces zones humides et pastorales ont été asséchées puis plantées de résineux. Personne n'évoque le non-sens de ces monocultures de résineux hautement inflammables. Ils y sont allés à fond au lieu de diversifier.

En 2022, après les incendies de la Teste-de-Buch, il était question de faire du maraîchage pour, en plus, limiter l'import d'Espagne. Ils n'ont pas tiré profit de l'expérience puisqu'ils ont tout replanté en pins et sont à nouveau touchés

. Il faut des ruptures dans ces modèles. Et comme ils sont incapables d'en sortir, car dans le déni, ça se fera par la force des choses. Il s'agit d'aménagement du territoire. Pour commencer, les villes et villages doivent acheter un maximum de foncier autour de leurs périmètres sous peine d'être rayés de la carte. Revenir à la base.

Dans l'histoire, les villes n'avaient pas d'interfaces directes avec les milieux boisés mais des zones tampons de cultures maraîchères et d'activités pastorales. Même chose pour les inondations dantesques. Les assureurs n'assureront plus rien.

Tout assécher comme ils ont fait est complètement imbécile. Les conséquences du réchauffement climatique vont changer la partition.

Alain Barba A cause de la tourbe Sous terre

@Nicolas Pons Ce n’est pas un feu de forêt mais un feu d'exploitations forestières privées qui alignent des pins sur des centaines d'hectares même aux portes des villages

Antho Azadakroutioun

Hommage aux 3 pompiers qui ont donné leur vie depuis le début de l’été en souhaitant force et courage à ceux qui luttent contre les mégafeux maintenant

Femmes actuelles

Selon les données satellitaires du système européen Effis, la France n'avait encore jamais enregistré autant de surfaces brûlées à la mi-juillet. Avec plus de 42 000 hectares partis en fumée, le début d'année 2026 dépasse le précédent record établi en 2022, où environ 40 000 hectares avaient brûlé à la même période. Le bilan en 7 mois est également bien plus lourd que celui de l'ensemble de l'année 2025. "C'est beaucoup plus que tout ce qui a été brûlé l'année dernière et à la même période en 2022, qui était déjà une saison exceptionnelle", a souligné le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur France Inter, lundi 20 juillet.

 

François Schreuer reprends cette info postée par Rémy Petit, chercheur à l'INRAE (Centre de recherches forestières de Pierroton), sur LinkedIn

Le massif de pins qui brûle aujourd'hui a été planté au XVIIIe et XIXe siècles «dans une vaste zone humide» qui a dû être drainée pour cela, d’abord avec des bêches, puis de nos jours avec des pelleteuses. On voit cette zone immense de landes humides sur cette belle carte réalisée un an après la Révolution française.

Il est plus que temps de commencer à dé-drainer, ce qu’essaye d’encourager le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, sans être trop soutenu jusqu’ici.»

La plupart de nos «forêts» sont des exploitations industrielles de bois. Il est essentiel que l'incendie laisse place au retour d'un milieu naturel, diversifié, qui est intrinsèquement beaucoup plus résilient.

Note pour la Wallonie : allons-nous être capable de comprendre la leçon et faire reculer l'épicéa, qui lui aussi a drainé tant de zones humides et est tellement vulnérable à l'incendie ? Ça pourrait être un bel enjeu à mettre à l'agenda (en soutien aux militants qui depuis toujours se battent pour défendre les milieux naturels).

Syl Vin

Ce n'était pas une forêt mais une monoculture de pins.

Hamza Khelifi

Le feu ne brûle pas seulement les arbres parfois, il consume la mémoire d’un lieu où l’homme a vécu des décennies, avant de comprendre qu’il n’était qu’un invité fragile sur une terre qu’il croyait posséder.

Johann Vrand

Le Premier ministre a annoncé la suppression de plusieurs délégations ministérielles et interministérielles, dont une dédiée à la forêt et au bois. Septembre 2025 Suppression de 475 postes à l' Office national des forêts 2024 Rien à ajouter

�Raz Lacaouette

250000 militaires en France ( active et réserve opérationnelle) et 1500 mobilisés pour les feux de Gironde ! Ils servent à quoi en fait ? , je vois des pompiers gratter le sol avec des râteaux pour éviter les reprises de feux ….c est une tâche dont les pompiers devraient se décharger pour etre efficaces là où on les attends

Bertrand Brisset

Le bombardier d'eau russe Beriev Be-200 «Altaïr» ne devrait pas être déployé en France pour des raisons techniques de non-homologation.

L'avion en lui-même est performant car il peut emporter 12000 litres d'eau soit l'équivalent de deux canadairs mais on lui reprocherait des emports difficiles sur des lacs ou des fleuves de peu d'importance vu que l'appareil est plus gros qu'un simple canadair.C'est oublier qu'il peut aussi remplir ses réservoirs en mer.

Quoi qu'il en soit, il a quand même servi autrefois sur des incendies en Grèce ou en Italie et personne ne lui a rien reproché. Il a même été déployé en France au début des années deux-mille dix.

On préfère l' A-400 M qui, avec son emport de 20 tonnes d'eau, en fait l'un des plus gros bombardier d'eau existant à ce jour sauf qu'il doit effectuer ses remplissages au sol ce qui occasionne des rotations très longues.

D'ailleurs, il n'est pas utilisé pour éteindre les incendies mais pour déverser du retardant.

La seconde raison pour laquelle le Beriev Be-200 «Altaïr» ne sera sans doute pas utilisé en France est d'ordre géopolitique. On n'imagine pas les Russes venir nous aider alors que c'est nous-mêmes qui aidons les Ukrainiens à cibler la Russie avec des drones militaires...

Le Beriev Be-200 «Altaïr» n'est pas forcément un avion «miracle» mais il a l'avantage d'être performant et opérationnel. Les canadairs sont vieillissants, une bonne partie d'entre eux ne volent pas pour raison de maintenance et l'A-400 M est incapable de rotations rapides de largage d'eau à but d'éteindre le feu au sens propre. Donc, en soutien, cet avion aurait quand même été le bienvenu...

Vanessa Tropicalia Hunnies,

J'ai vécu au Royaume-Uni pendant 26 ans. Pour la première fois, mon gazon est devenu jaune et s'est séché. Mon mari est italien et pendant l'été, j'ai toujours vu les arbres très secs là-bas....Jamais en Angleterre.....Les gens qui doutent des changements climatiques vivent vraiment dans un monde parallèle.

Marian Schultz Awful.

L'été était vraiment chaud et sec en France quand j'y étais la semaine dernière. J'étais en Provence et en Bourgogne... les champs sont horriblement secs, les vignes aussi, mais les cultivateurs ne font pas d'eau... les vignes creusent juste les racines jusqu'au fond...

Madeleine Bridge-son

C'est tellement difficile. L'incendie et les inondations sont l'une des combinaisons du monde. NSW en Australie est frappé 1 - 2 comme ça. Presque impossible de gérer les ressources d'urgence. Les gens se contentent de traverser l'incendie et les inondations.

Eddie Miller

L'Intelligence Artificielle de Meta dit : Bastion* Dans le sud de la France, en particulier *Roussillon et Var*, les régions avec le niveau de sol inférieur record en 2023 sont les mêmes régions avec des incendies de grande ampleur répétés.

Ce n'est pas que le pompage _cause_ directement les incendies. C'est que le pompage + la sécheresse réduisent le niveau de l'eau, les arbres ne peuvent pas atteindre l'eau, le bois s'assèche, et la forêt devient un carburant — exactement le cycle du Food Forest Institute.

Le gouvernement de France a mis en place des mesures d'épargne d'eau d'urgence dans la plupart des régions du pays après l'été 2022 en raison de ce lien.

https://www.facebook.com/photo/?fbid=1503616951803606&set=a.618425520322758

https://www.facebook.com/reel/1018091374133442

Des militaires créent d'immenses pare feu dans la forêt

https://www.facebook.com/reel/4131607230465574