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Derière mise à jour 30-Déc-2019
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Marche contre l'islamophobie

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Revue de Presse

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Une manifestation contre l'islamophobie a réuni environ 14000 personnes, c'est la première du genre en France. L'hostilité à l'islam est de plus en plus forte en France, et des agressions sont constatées. Si le mouvement est légitime, son succès mitigé s'explique par l'ambigüité des organisations islamiques à l'origine de la manifestation.

 

Le nombre de musulmans en France devient très important, les statistiques n'existent pas, on estime leur nombre entre 5 et 10 % de la population, et vu le nombre de naissances, il est probable qu'ils représenteront bientôt une minorité nationale très importante. Or cette vague d'immigration, contrairement aux précédente est traversée par des courants politiques qui combattent leur assimilation à la France.

Le contexte

Alors que les religions chrétiennes et juives sont devenues un héritage culturel qui s'éloigne du culte, l'islam fort d'un flux continuel de nouveaux arrivants se renforce, les mosquées, sont pleines. Leur présence se remarque par ses effets sur les tenues vestimentaires des femmes, de plus en plus souvent voilées.

Sur le plan international, la France a un lourd conflit avec l'islam politique, cela a commencé avec les frères musulmans, qui par l'islam ont soulevé les populations d'Algérie contre les chrétiens et les juifs. Ce mouvement ne s'est pas arrêté à l'indépendance de l'Afrique du Nord, il part à la conquête du vaste monde, influe nos banlieues, et soutien partout le terrorisme, pour imposer l'islam par tous les moyens, y compris par le sabre. La France est en guerre contre l'islam politique au Sahel et en Syrie, en conséquence des attentats horribles ont eu lieu sur le sol français au cri d'Allah Ouakbar !

Des mouvement "décoloniaux" se sont développés, comme "les indigènes de la Républiques", rassemblements rappelant le passé colonial de la France, et développant des idées racistes, et franchement antisémites. Des personnes mal intentionnées, parfois en délicatesse avec la justice pour divers trafic, dont le trafic de drogue, expliquent aux exclus, aux immigrés, que leur quartier est colonisé, et qu'il est de leur devoir de se révolter, et c'est souvent au cri d'Allah Ouakbar que les pompiers, les policiers ou même les médecins se font agresser. A cela se rajoute quelques attentats spectaculaires commis au nom d'un islam dévoyé, dont le plus grave a été la tuerie du Bataclan faisant en novembre 2015, 131 victimes. Depuis, il n'est pas de mois sans que des attentats ne soient déjoués, et que des imams soient expulsés de France en raison de leurs discours violents et racistes.


Manifestation en 2015 avec le logo des indigènes (chaussure sur fond jaune, et drapeau palestinien et algérien.

Une montée de l'hostilité à l'islam, et la crainte des musulmans

Dans de telles conditions, il n'est pas surprenant qu'un nombre important de français se méfient de l'islam, les personnes au nom musulman ont plus de difficultés que les autres à trouver un travail ou un logement, et suffit de se promener sur le web pour se rendre compte que beaucoup de français non musulmans tiennent des propos insultants, et souvent très violents. Le score du Rassemblement National, proche des 30 % s'explique beaucoup par ce rejet, des polémistes comme Eric Zemour, ont un succès certain, et les attaques contre lui montrent combien la société est divisée sur le sujet.

Beaucoup de musulmans sont très inquiets de la situation, elle leur échappe complètement, ils restent fidèle à leurs traditions religieuses et familiales, et ne militent nul part. D'autres au contraire pensent que l'islam a un poids électoral et politique suffisant pour s'imposer, et revendiquent haut et fort des droits, qui concernent la nourriture, ou la condition féminine : liberté de porter le voile, possibilité de non mixité dans les piscines, séparations hommes femmes etc.... Les français laïques s'opposent à ces atteintes à leur mode de vie.

Les élus, à l'écoute de leurs électeurs légifèrent, en interdisant le voile intégral, vote inutile, car les textes précédents interdisaient déjà de se promener en cachant son visage, ils ont imposé la neutralité dans les services publiques, c'est à dire que le voile est interdit à l'école, et pour tous les fonctionnaires. Des débats houleux ont eu lieu au sujet des accompagnatrices, ont elles le droit d'être voilées ? un scandale a eu lieu au Conseil Régional de Bourgogne. Julien Odoul, élu du Rassemblement National a ordonné de sortir à Fatimah, une mère qui encadrait la visite d'une classe. Les élèves venaient exprès de Belfort pour assister à une séance du conseil régional. L'accompagnatrice était voilée, d'où la colère du conseil régional. La dame est partie en pleurant, avec toute la classe, elle a été soutenue par le journal local "Le Bien Public". Plus tard on a appris que cela aurait pu être une provocation, car cette mère de famille militait auprès d'associations proche des frères musulmans, toutefois ce n'était pas prémédité vu que la participation de Fatimah a été décidée à la dernière minute.
D'autres polémiques on lieu, dans les piscines, certaines dames arrivent entièrement couvertes, ce qui est contraire aux règles d'hygiène. Elles ne sont généralement pas acceptées.

Toutes ces lois et mesures sont considérées par certains musulmans comme liberticides.

Plus inquiétant aussi, le 28 octobre 2019, une tentative de meurtre devant la mosquée de Bayonne a fait deux blessés par balle, attribuée à des criminels islamophobes cet attentat a été l'élément déclencheur de la manifestation.

La manifestation du 10 novembre 2019

C'est donc avec cette ambigüité qu'une série d'organisations musulmanes, appuyées par des mouvements de gauche ont organisé le 10 novembre 2019 une grande manifestation contre l'islamophobie. L'appel est initié par Madjid Messaoudene (élu de Saint-Denis), la Plateforme L.e.s. Musulmans; Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA); le Comité Adama; le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF); l’Union communiste libertaire (UCL); l’Union nationale des étudiants de France (Unef), Taha Bouhafs (journaliste). Est se trouve appuyé par de nombreux élus de la gauche traditionnelle, du Parti Communiste, Socialiste, des Écologistes, et de la France Insoumise, Edwy Plenel, Alain Gresh, l'UJFP etc...

La classe politique se déclare hostile à l'islamophobie, toutefois, les élus de droite et du centre ne voyaient pas défiler à l'appel du CCIF. Pour le sociologue Manuel Boucher marcher avec les islamistes et décoloniaux serait une erreur politique majeure pour la gauche car, selon lui, il ne peut y avoir de convergences des luttes avec les ennemis des valeurs universelles de la République sous peine de participer à sa fracturation. Pour cela, non seulement les élus de droite, mais aussi de nombreux élus ne gauche ont rejeté cet appel et ne se sont pas déplacés.

Un vote a eu lieu peu de temps après, l'assemblée nationale s'est mis en conformité avec le droit européen, et a pris une décision non contraignante, en définissant l'antisémitisme, et si tous reconnaissent à chacun le droit de critiquer la politique israélienne, comme celle de tout autre pays, elle assimile l'antisionisme à de l'antisémitisme. Il est frappant de voir que ceux qui ont voté contre ce texte, sont les mêmes que ceux qui ont soutenu la marche contre l'islamophobie.

Il y aurait eu 13500 participants, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l'AFP, c'est peu, la grande manifestation contre l'antisémitisme, en avril 2002, avait compté entre 100 et 200 milles manifestants, juifs pour la plupart (Soit plus de tiers de la population juive habitant la région parisienne)

La manifestation a été bon enfant, sans violence. Les leaders politiques ont hésité à venir, laissant une place de choix à Jean Luc Mélenchon, à Esther Benbassa et à Manon Aubry

 

Deux incidents ont fait réagir l'opinion

1- Esther Benbassa, sénatrice écologiste, s'est fait photographier an compagnie de jeunes gens portant ostensiblement une étoile jaune, en fait un écusson représentant une étoile à cinq branche (et non six comme l'étoile jaune imposée aux juifs par les nazis), et un croissant islamique.


C'était maladroit, car on ne peut pas comparer ceux qui se stigmatisent volontairement en portant le voile et qui ne risquent pas grand chose avec les victimes juives marquées contre leur volonté, afin de les conduire plus facilement à l'extermination.
Esther Benbassa a regretté cette "bavure".

Le port de l'étoile pour elle était un hommage aux souffrances passées des juifs et une mise en garde contre toute dérive possible. Elle  dénonçe une tentative de "salir une marche réussie, fraternelle, chaleureuse".

2 - Marwan Muhammad, et des organisateurs de le manifestation, est monté sur un camion, et a très habilement fait crier à la foule "Allah Ouakbar" . Le tribun a dit ceci : "On dit Allah Ouakbar par ce qu'on en a marre que les média fasse de cette expression religieuse une déclaration de guerre, on dit Allah Akbar car on est fier d'être musulman, et on est fier d'être citoyen français" chaque fois qu'il prononçais Allah Ouakbar, il le faisait répéter plusieurs fois par la foule.

Sur Facebook, j'ai lu que la foule avait crié Allah Ouakbar, preuve qu'il s'agissait d'une manifestation islamiste. Mais vu le contexte, ce cri ici était pacifique, et voulait rappeler qu'il s'agissait avant tout d'un acte de foi, et non d'un cri de guerre. La manifestation était pacifique et bon enfant, tous les témoins l'affirment.

Toutefois, Marwan Muhammad est il vraiment innocent ? on peu en douter, car son discours est faux. Ce ne sont pas les médias qui transforment cette profession de foi en cri de guerre, mais bien des criminels musulmans. Si un journaliste décrivait un lion en train de chasser, pourrait on l'accuser d'avoir tué la gazelle ? Les journalistes sont innocent de l'usage monstrueux qui est fait d'une profession de foi.

En faisant crier ce slogan, qui n'a pas été nettoyé de son sens politique violent, Marwan tente de rallier à sa cause la foule, il absout les criminels, et insinue que ceux qui s'opposent au cri de Allahou Akbar sont d'abominables islamophobes. On peut y voir une certaine duplicité, voir une duplicité certaine, celle qui explique pourquoi la plupart des dirigeants français ont refusé de se joindre à cette manifestation, alors qu'ils sont inquiets de la montée de l'islamophobie, et que la plupart auraient aimé pouvoir manifester leur solidarité avec les musulmans de France.

Michel Lévy

Revue de Presse

 

 

 

 

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