Mivy décoiffe, car il est fait par un chauve

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Derière mise à jour 09/15/2019
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Le réchauffement climatique


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Revue de presse

Le réchauffement climatique est devenu un des enjeux majeur de la vie politique française. L'homme en est probablement le responsable, et cette idée n'est contestée que par une petite minorité. Toutefois, ce danger à long terme est utilisé par les dirigeants pour détourner l'attention du public, qui doit éviter de se focaliser sur des sujets moins consensuelles

Un constat alarmant

Les mois de juin et juillet 2019 ont été parmi les mois les plus chauds jamais connu en France, il a fait beau et sec quasiment tout le temps et partout, et le mois d'août a aussi été magnifique, quoi qu'un peu plus humide dans certaines régions. Le 28 juin, on a subit 46 ° à l'ombre à Vérargues dans le Var, et la canicule a été subie aussi en Grande Bretagne, en Scandinavie, aux Etats Unis si bien que ce mois a été le mois le plus chaud sur terre jamais constaté.

 Les scientifiques affirment, et de plus en plus fort que nous ne sommes qu'au début d'un changement climatique drastique, qui va voir la banquise fondre, les océans monter et noyer les villes côtières, qui va provoquer une autre répartition des pluies, rendant désertiques des terres aujourd'hui fertiles, qui va provoquer une multiplication des tornades et des incendies de forêt, accroître la misère sur terre et rendre difficilement tolérable la chaleur, en provoquant l'extinction de nombreuses espèces animales et végétales.

Or cette évolution prévue est due selon eux, avant tout à l'activité humaine, en effet, la température a commencé à l'élever de façon significative dès la révolution industrielle au XIX ième siècle. Le coupable principal serait le gaz carbonique produit par notre activité de chauffage, de déplacement, et de transformation. Le gaz carbonique formerait une sorte de serre autour de la terre, et cette poche de gaz sans cesse croissante n'aurait plus la possibilité de se dissoudre comme elle le faisait dans les temps anciens.

Conséquence de l'évolution climatique, on peut aujourd'hui faire du vin anglais, une sorte de champagne est élevé par des vignerons parfois d'origine champenoise, et paraît-il le champagne anglais est délicieux si bien que la maison Taittinger investit en Angleterre

La Russie s'active à créer une ligne maritime par l'Océan Arctique ouverte en été, permettant des relations maritime rapide entre l'Asie et l'Amérique, les glaciers fondent, alors on envisage sérieusement d'exploiter les richesses du sous sol polaire, pendant ce temps, les canicules durent de plus en plus longtemps partout sur la planète. Pendant ce temps des incendies immenses ravagent les forêts équatoriales et tropicales, au Brésil l'Amazonie est en feu, mais il paraît que les incendies en Afrique noire sont encore pire. La canicule a entraîné des incendies qui ont ravagé aussi les forêts méditerranéennes, cette année a été particulièrement cruelle pour la Grèce, le Portugal ou la Kabylie.

On nous annonce que la fonte de la calotte glacière va faire monter les océan, si bien que des îles et des deltas vont être submergés, et on s'angoisse, où va aller la population du Bangladesh ? On s'attend à une invasion de réfugiés climatiques, et dans notre monde on ferme toutes les portes et tous les coeurs.
Une catastrophe humanitaire est prévisible dans l'indifférence générale.
Bien sûr, on constate aussi un multiplication des tempêtes et ouragans, et les côtes sont de plus en plus souvent attaquées par la mer, et face à cette progression de plus en plus rapide, les hommes sont bien démunis.

La communauté internationale s'empare du problème

Le G7 (groupe des 7 pays les plus riches, soit USA, Japon, Allemagne, France, Grand Bretagne, Canada, Italie) réalisent 45 % du produit intérieur brut, et ne représentent que 10 % de la population du globe. Le G7 a décidé en 1988 de mettre en place par l’Onu le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), qui ne cesse depuis sa création de mettre en garde les pays contre les conséquences apocalyptique du réchauffement climatique constaté. La Russie avait rejoint le groupe en 1998, mais a été exclue suite à ses aventures en Crimée, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Indonésie ne font pas partie de membres du club. Le club représentait à sa création 62 % du PIB mondial, on voit que son poids se réduit.

L’ONU s’est dotée en 1992, à l’occasion du sommet de la Terre de Rio de Janeiro, d’un cadre d’action de lutte contre le réchauffement climatique : la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques). Cette convention réunit presque tous les pays du monde qui sont qualifiés de « Parties ». Leurs représentants se rassemblent une fois par an depuis 1995 lors des « COP » (Conferences of the Parties)

La COP1 a eu lieu à Berlin en 1995, on y a vu un affrontement entre les pays riches qui demandaient une baisse des émissions de CO² et les pays émergeants, qui les trouvaient gonflés. « Après s'être développé en polluant, ils nous demandent, à nous de faire des acrobaties ! ! » ont ils dit.
Puis il y a eu le congrès de Kyoto (COP3) en 1997 qui a fixé des objectifs pour les principaux pays industriels, de réduction des émissions de six gaz accentuant l'effet de serre. (Gaz carbonique, méthane, halocarbures-utilisés dans les réfrigérateurs, oxydes nitreux utilisés dans les engrais, hexafluor de souffre utilisé dans les batteries.)
Ceux qui ont voulu jouer le jeu ont dépassé leurs objectifs. Le protocole de Kyoto redessine le clivage Nord-Sud. Il exonère les pays en développement et les pays émergents des responsabilités climatiques cruciales, sans contrepartie financière. Les pays industrialisés, qui sont jugés historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre, sont incités à financer des « projets propres » dans des pays en développement s’ils ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs nationaux.

La COP 21, a réuni plus de 195 pays, et surtout s'est déroulée en 2015 à Paris, a COP21 s’est conclue sur un premier accord qui prévoit de limiter l’augmentation de la température à 2° voire d’aller vers l’objectif de 1,5° par rapport à l’ère préindustrielle. Toutefois cette belle unanimité pour sauver la planète cache mal les divergences entre les dirigeants qui trop souvent défendent leurs intérêts égoïstes, sans se préoccuper des conséquences collectives de leur politique individuelle. Par exemple, on a accusé le président Jais Bolsonaro de mettre volontairement le feu à l'Amazonie pour augmenter les surfaces agricoles.

En France, le climat est un coeur de la communication présidentielle

 La sauvegarde du climat est devenu une priorité nationale, la France s'y engage fortement, et pousse les dirigeants du monde entier dans ce sens. Le président Macron l'a compris, est n'a pas manqué lors de la COP21 d'expliquer que la gloire de la France était intacte, vu que le monde entier était à son écoute.

Pour défendre le climat, les gouvernements ont organisé des manifestations spontanées de lycéens, dont voici des photos qui ont été prises en France, en Belgique ou en Suisse

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Toutefois, tout le monde n'est pas convaincu

Un  certain nombre de personnes, dont des chercheurs, ont mis en doute la communication officielles sur le réchauffement de la planète, ou la responsabilité humaine dans ce phénomène, on les appelle les «climato-septiques»

Dans un premier temps ils tenté de nier le réchauffement. En effet, les Etats Unis par exemple, ont subit en 2019 un des hiver des plus froid de son histoire, il a fait - 50 ° dans le Michigan ou le Dakota !
Techniquement, il est très difficile à mesurer une température moyenne pour la planète, cohérente dans le temps. Il faut pouvoir additionner des choux avec des carottes, comparer l'hiver Sibérien en 1800 avec le Sahara la semaine dernière, les méthodes de mesure évoluent, et les moyennes n'ont guère de sens.

De là à imaginer de la mauvaise fois de la part des dirigeants, il n'y a qu'un pas. Ne dit-on pas que les statistiques sont comme les Bikinis, qu'ils montrent tout, mais cachent l'essentiel ? et nous savons tous que les dirigeants savent montrer des chiffres allant dans leur sens.

Mais malgré tout, il est très difficile de nier ce que tout le monde constate.

 Alors on a cherché des causes naturelles à cette évolution, par exemple, les cycles solaires, influent notre climat, et nous n'y pouvons rien. Mais les scientifiques ont montré qu'en ce moment, l'activité solaire devrait provoquer un refroidissement de la planète, son réchauffement est paradoxale, et ne peut s'expliquer que par l'activité humaine.

On a pensé à une évolution de l'axe de la terre, effectivement, il est constaté, mais il est probablement dû à la fonte de la calotte glacière qui déplacerait le pôle magnétique. Les climato-septiques dont Werner Munter, guide suisse de haute montagne, ou Claude Alègre, ancien ministre, expliquent que l'homme n'est pas responsable du réchauffement climatique, et que nous nous prenons pour plus que nous sommes, la terre a évolué avant nous, et elle évoluera après nous.

Certains hommes politiques et non des moindres nient l'influence humaine dans les bouleversement climatiques, parmi eux Donald Trump président des États Unis, ou Jair Bolsonaro, président du Brésil. Ces présidents croient à la divine providence qui régularisera tout, il faut laisser la libre entreprise agir, et l'enrichissement de quelques uns ne peut que profiter à tous. Donald Trump s'est retiré des accords de Paris et a décidé de ne plus faire d'effort pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

D'autres pensent que le combat pour la planète est de l'enfumage politique

En effet, la lutte pour le climat est fédérateur et rassembleur, si un dirigeant mettait l'accent sur tel ou tel point de sa politique, il ferait nécessairement des mécontents, chaque mesure favorise les uns et défavorise les autres, si on est trop généreux, on plombe les finances public et on creuse le déficit, si on est trop rigoureux, on va priver une foule de personnes de revenus espérés. Donc parlons du climat, et on aura avec nous les uns et les autres.

Pour défendre ceci on prend des mesures spectaculaires, par exemple, on subventionne l'isolement des maisons, ce qui permet aux ménages d'économiser sur leur chauffage, ce qui produit de l'activité au bâtiment, et améliore la balance commerciale en réduisant notre dépendance au pétrole. Nos dirigeants nous disent qu'en faisant les travaux on sauve la planète.

Certains nous expliquent que l'élevage est la cause essentielle du réchauffement climatique, j'ai même lu qu'on accusait le pet des vaches ! ! pourtant personne n'a encore osé interdire le cassoulet. En fait on accuse la culture du soja qui entraîne la déforestation or le soja sert à nourir les bêtes. Des végétariens se servent de l'argument climatique pour faire avancer leurs idées.

D'autres défendent la cause sociale, ils ont défilé en scandant "Changeons le système, pas le climat" et parmi eux, il y avait beaucoup de gilets jaunes. Pour eux c'est le profit de quelques grandes fortunes qui conduit par exemple à incendier les forêts tropicales pour planter du Cacao en Indonésie, ou du soja au Brésil.

Certains climatosceptiques affirment que les modèles prévisionnelles des scientifiques affirmant que nous courrons à la catastrophe sont faux, par exemple, les prévisions de 1995 sur le climat en 2015 sont bien pires que ce que nous avons vu, en attendant, les mesures prises pour éviter la catastrophe écologique sont excellentes, ne serait-ce que pour notre santé et notre balance commerciale. Si la pollution aux gaz à effet de serre n'avaient que peu d'impactes directes sur notre climat, nous savons qu'ils sont très mauvais pour nos poumons et notre coeur. Nous savons qu'économiser l'eau, et les ressources fossiles qui ne sont pas éternelles c'est très bon pour notre porte feuille.

Alors, même si nous ne sommes pas tout à fait convaincus par des démonstrations de savants auxquelles nous ne comprenons pas grand'chose, nous avons intérêt à les croire, ne serait-ce que pour la qualité de l'air que nous respirons de l'eau que nous buvons, et pour la richesse de la nature que nous aimons.

Michel Lévy

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