Mivy décoiffe, car il est fait par un chauve

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Derière mise à jour 23-Jan-2020
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La manifestation du 2/10/2002

      France2 maintient sa volonté de ne pas évoquer l'hypothèse d'un film truqué. Cette position est renforcée par l'excellente image de Charles Enderlin qui a couvert le film. Charles Enderlin a d'excellents amis au sein de la communauté juive.       J'ai participé à cette manifestation, et j'ai pu constater l'écart impressionant entre ce que j'ai vu, et la façon dont la presse en a rendu compte.

Nous ne savons pas ou est la vérité, mais nous sommes sûrs qu'on nous ment.

 

Esther Shapira a tourné un film, qu'elle a présenté le 18 mars 2002 sur la chaine ARD, je l'ai retrouvé en ligne, je vous invite à le regarder :    Ce film met en évidence les incohérences de la version France2-Palestinienne des événements, et la faible probabilité que l'enfant ait été tué par une balle israélienne.

 Les doutes s'expliquent entre autre par l'impact des balles qui ne correspondent pas aux armes israéliennes, par la direction du tir qui ne vient pas des positions de tsahal.

Par la durée du film original 45 minutes de bandes, 6 minutes confiées à France2, selon le cinéaste Abou Rahmé.

Par le refus de faire soigner le père en Israël où on aurait pu voir les balles, par l'accusation invraisemblable portée contre l'armée israélienne qui aurait visé pendant 45 minutes en tirs continue avec des fusils à lunette (M16) pour atteindre une cible inerte, et enfin par le refus de France2 de communiquer les rush originaux aux enquêteurs.
  Est-il utile de préciser que ce film n'a pas été diffusé nul part en France ? dans le climat anti israélien, côtoyant l'antisémitisme de l'époque, ceci aurait été contraire à la diplomatie française.    

Voir ici le film signé Mickaël Chetrit

Par ailleurs, on sait que le général Samia, commandant israélien de la région sud, qui a diligenté l'enquête conduisant à l'hypothèse d'une comédie a fait détruire pour raison stratégique la scène où les combats se sont déroulés. Les palestiniens refusent de livrer les balles et d'ausculter les victimes, les israéliens détruisent le cadre. Aucune reconstitution ne sera possible.

Devant le refus prolongé de la chaîne d'ouvrir le débat, une manifestation un collectif contre la désinformation a organisé le 2  octobre 2002 une manifestation devant France2 pour exiger un débat télévisé.

 Ce Collectif regroupe plus de 20 associations de tous horizons politiques, de droite et de gauche, sionistes ou non sionistes, juives, chrétiennes ou laïques. Au delà de tout clivage politico-social, par leur présence, ces associations ont souhaité affirmer qu’à travers le collectif elles restent unies dans un même combat : la lutte contre la désinformation , le souci de la déontologie de la presse, le respect des droits humains.

Or, cette manifestation unitaire, était annoncée avec  la participation d'organisations "institutionnelles", réputées pour leur modération politique : Wizo, Bnei Brith etc... fin septembre, j'ai entendu à la radio juive que le CRIF, n'appelait pas à manifester. A la dernière minute, le Bnei Brith, la Wizo etc... se sont désolidarisés de l'action.

Ces refus ont été appuyés par des articles de fonds publiés par l'excellent Proche Orient Info dont une interview d'Olivier Mazerolle.:  (Le site n'existe plus)

Après la manifestation, j'ai entendu un plaidoyer vibrant d'Alain Finkelkraut pour défendre l'honneur de Charles Enderlin, et fustiger la manifestation. Ensuite, il nous a proposé  une démonstration vigoureuse, de l'existence de  deux types de  gauche : La gauche "progressiste" divisant le monde en deux blocs, et incapable d'en saisir les nuances, et la gauche des droits de l'homme. Pour les "progressistes", tout ce qui soutien le "clan du mal", est mauvais, d'où leur hostilité aux États Unis, et à Israël qui sont pour l'instant alliés.

Le plus dogmatique, selon lui, serait Télérama, qui derrière des aspects ouverts serait tout à fait redoutable.  Or Télérama a caricaturé la manifestation à laquelle Alain Finkelkraut n'a pas voulu s'associer. Comme quoi les amis de mes amis ne sont pas mes amis.

Liste des associations ayant appelé à manifester :

Le Collectif est actuellement composé de certaines associations auxquelles la MENA (Metula News Agency qui est le fer de lance des accusations contre le film problématique) n'a pas souhaité s'associer, car elle pense que ce n'est pas le rôle d'une agence de presse, et que décerner un prix de la désinformation est de mauvais goût.

ABSI Keren Or AJGE (Association des Jeunes Juifs des Grandes Écoles)
Amitiés Judéo-chrétiennes de Boulogne
Amitiés Judéo-chrétiennes de Toulouse
Association France-Israël
Avocats sans Frontières
Centre Simon Wiesenthal
Cercle d'Études Hébraïques de Loire-Atlantique
CIMO (Comité Information Moyen Orient)
Comité Mondial pour la Justice et la Paix
Forum Citoyen Juif
G2PI HEVEL (Association Internationale d'Aide aux Victimes de la Violence)
Ligue de Défense Juive
Ligue contre la désinformation.
Maccabi-Inter Créteil et Maccabi-inter Sarcelles
MIGDAL SASSOUN (Association d'amitié du peuple arménien avec le peuple juif)
SIONA TASK FORCE
UPJF (Union des Patrons Juifs de France)
Le Collectif contre la Désinformation

Télérama a produit un compte rendu de la manifestation, dont vient la photo ci dessus, je ne peux pas me priver du plaisir de vous la communiquer et de la commenter.

Pourquoi tant de haine ?

Depuis le temps que certaines officines juives extrémistes de France avaient envie d'en découdre avec lui, c'est fait : elles ont décidé d'attribuer à Charles Enderlin, le correspondant de France 2 en Israël un Prix de la désinformation que certains membres de ces ligues préfèrent appeler, accrochez vous bien prix Goebbels, en référence au chef de la propagande nazie. 

Ces Factieux accusent Enderlin de soutenir la cause palestinienne dans sa

Quel rapport entre la manifestation et le fascisme ?

Le journaliste, perdu dans ses a priori suppose que la manifestation est faite pour peiner Charles Enderlin, les manifestants ne demandaient pas la démission du journaliste, mais la diffusion d'une contre enquête

couverture du conflit israélo palestinien,. Ils dénoncent comme une imposture" un reportage diffusé par France deux il y a deux ans, et qui a fait ensuite le tour du monde : la mort filmée en direct à Gaza au début de l'intifada - et attribuée à des soldats israéliens- du petit Mohamed Al Dura. 

Il n'y a pas de hasard : cette mise au pilori intervient après le succès du livre de Charles Enderlin - 28000 - exemplaires vendus- Le rêve brisé, énorme enquête sur l'échec des négociations de paix israélo palestiniennes, (en particulier la rencontre de Camp David), et alors que France2 programme les 3 et 4 novembre(2002) le documentaire en deux parties qui a été tiré de ce livre.

Malheureusement, le journaliste ne tient pas compte des résultats officiels de l'enquête. Il se trompe, ou il ment.

Le correspondant de a depuis longtemps fait litière des accusations dont il est l'objet à propos du reportage de Gaza. D'ailleurs un général israélien a déclaré après une première enquête de l'armée "Selon ce que nous comprenons, l'enfant a été touché par notre feu."

  Alors pourquoi tant de haine envers un journaliste dont la rigueur, la parfaite

ce même Charles sur le mont du Temple avait déclaré que ni Barak, ni Arafat n'acceptaient un partage de Jérusalem, alors qu'il était patent que Barak l'avait accepté. Il avait confondu Barak et Sharon...
connaissance du terrain, des dossiers  et de tous les acteurs du conflit israélo-palestinien sont unanimement loués ? 

  "Qu'on m'attribue un prix Goebbels, estime Enderlin me peine d'abord pour la communauté Juive de France, Heureusement les grandes organisations juives de l'Hexagone se sont désolidarisées de ces ligues, mais découvrir que de juifs français s'associent à un mouvement raciste comme comme par exemple la Ligue de Défense juive du rabbin Kahana m'attriste. 

Parmi les organisations participantes et qualifiées de ligues, on trouve les amitiés France Israël, Avocat sans frontière, les amitiés Judéo-chrétiennes etc...  

     La Ligue de Défense Juive était transparente à cette manifestation, comme à celle du CRIF qui avait réuni un adulte de la communauté sur deux en avril. (150 000 personnes pour la moyenne des estimations. (organisateurs/police)

     Que des coreligionnaires cultivent le mensonge, l'incitation à la violence et à l'intimidation m'abasourdit. Mais je ne suis pas le seul correspondant à Jérusalem à être agressé. Nous sommes tous logés à la même enseigne, est je me rappelle que Bertrand Aguirre, qui travaille pour TF1 a reçu un projectile en pleine poitrine. Sans son gilet pare-balle, il y passait."

Le principal et impardonnable tort de Charles Enderlin - doyen du corps journalistique étranger à Jérusalem - est sans doute d'avoir voulu regarder la réalité politique en face. puis d'avoir été l'ami d'Itzhak Rabin; puis d'avoir joué le monsieur Bons Office dans la coulisse, quand la négociation s'enlisait et qu'il recevait dans son bureau un Saeb Arekat, négociateur palestinien, ou son homologue israélien Gilead Sher, ou l'émissaire européen au Proche Orient, Miguel Angel Moratinos.

Mais il en faut d'avantage pour le décourager et l'inciter à prendre le large, "Ce boulot est usant" concède-t-il avant de préciser quel es menaces ne datent pas d'hier. Il viendra certainement un moment où il voudra changer d'air, d'occupation, mais ce n'est pas pour demain. 

Tant pis pour ses détracteurs. 
Jean Belot

* Deux autres journalistes du Monde ont été l'objet de la même ignominie. Lire Télérama n°2751.

Le principal reproche que je fais à cet article, est qu'il n'y a aucune allusion à l'objet essentiel de la manifestation : le refus de France 2 de projeter le film d'Esther Shapira, et d'ouvrir un débat sur la complicité des médias Français, dont France2 (et pas seulement France2, et pas seulement Charles Enderlin)   dans la campagne calomnieuse anti israélienne. 

      Cette campagne s'est traduite par des milliers de morts au Proche Orient, et par une vague d'agressions antisémites en en France.      Télérama n'a pas vu le problème. 

     C'est peut être à tort que Charles Enderlin a été visé, mais c'est à juste raison que la communauté juive met en cause les médias.       Un débat bien mené aurait permis de débusquer les menteurs, et de les confondre. Mais les caciques de l'info ont probablement eu peur de la vérité. 

Un journaliste de France2 traqué par les fanatiques

Maurice Szafran   Marianne 17/10/02

Correspondant de France2 à Jérusalem, Charles Enderlin est un remarquable journaliste, formidablement bien informé tant du côté israélien que du côté palestinien, d'une scrupuleuse honnêteté professionnelle. Je puis d'ailleurs en témoigner : grand reporter à l'événement du jeudi, j'ai couvert pendant dix ans le conflit du Proche-Orient à ses côtés; nous avons signé ensemble de très nombreux reportages et analyses qui ne nous ont jamais valu la moindre contestation déontologique. 

En ce moment à Paris quelques militants fanatiques regroupés au sein d'un collectif contre la désinformation, qui croit défendre ainsi la cause d'Ariel Sharon tente de salir Enderlin l'accusant de diffuser de fausses informations, de manipuler les reportages diffusés sur France2 et d'être ainsi à la solde des Arabes. 

Le collectif lui a récemment attribué le "prix de la désinformation" et a organisé une manifestation devant les locaux de France Télévision. Tout cela mériterait d'être traité par le mépris si Charles Enderlin et sa famille n'étaient pas quotidiennement menacés, au point d'avoir été placés, sous la protection de la police Israélienne,

"Cette manifestation était destinée à servir d'avertissement à tous les journalistes qui cherchent à couvrir de manière équilibrée le conflit israélo-palestinien. Ils n'hésiteront pas pour intimider les journalistes à les accuser d'antisémitisme, à faire courir des rumeurs et les mensonges les plus ignobles. Il en va de ma liberté d'informer et de celle de tous les journalistes" 

Pour notre part,  prenant exemple sur Charles Enderlin, nous ne céderons jamais à la menace des fanatiques, qu'ils soient juifs ou pas.

Ma réaction à l'article de Maurice Szafran

Qui se ressemble s'assemble, je crains que l'amitié de Maurice Szafran soit plutôt un témoignage à charge contre Charles Enderlin. Car traiter de fanatiques les manifestants, dont je faisait parti est une erreur, le journaliste a écrit sans avoir enquêté ni s'être rendu sur place. Les manifestant ignoraient superbement Sharon dont le nom n'a pas été évoqué.

C'est vrai qu'en Israël il existe des groupuscules d'extrême droite dangereux et anti-démocrate, et que la protection de Charles Enderlin est souhaitable, mais quel rapport avec la demande du collectif de passer un film et d'ouvrir enfin un débat sur la façon scandaleuse dont l'information a été rapportée au début de l'intifada

Cette fois ci Charles Enderlin ment pour se défendre, le collectif ne voulait avertir personne, mais demandait la projection d'un film qui selon lui montrait la complicité de Charles Enderlin dans un montage palestinien, diffusé sans contrôle.  Film criminogène  destiné à favoriser la haine entre les peuples, film porteur de mort diffusé avec complaisance sans vérification d'authenticité.

    Un débat sur le film s'imposait à tout journaliste honnête.

Compte rendu officiel de la manifestation
du 2 octobre 2002

 Collectif contre la Désinformation compte rendu de la Manifestation du 2 octobre 2002, de 19h30 à 21h30

Le Collectif contre la Désinformation a attribué à Charles Enderlin et à France 2 le Prix de la Désinformation. Malgré des tentatives d'intimidation et de division de diverses organisations et de Charles Enderlin lui même, la communauté a montré son unité : 5000 personnes sont venues manifester dans la paix et la dignité, lançant dans un esprit de fraternité des slogans comme : "Nous voulons la vérité", "Pas de paix sans vérité", "les images sont des armes", "Enderlin, informer ou militer, il faut choisir".

Grâce à des grands panneaux écrits en blanc sur noir, placés face à la façade du bâtiment de verre , les employés de France 2 pouvaient aisément lire les revendications : Vos images tuent plus que vos armes / Info bidonnées synagogues brûlées / caméra au poing = arme au poing / Vos mensonges déclenchent les armes.

Deux orateurs du Collectif, applaudis par une immense foule chaleureuse, ont souligné que le mensonge et la désinformation ouvraient la voie à l'antisionisme et à l'antisémitisme.

Les premiers d'une longue série d'actes antisémites ont éclaté en France le 7 octobre 2000, quelques jours à peine après la diffusion d'un reportage de Charles Enderlin accusant sans preuve et sans fondement les Israéliens d'avoir assassiné délibérément un enfant palestinien. Les orateurs ont relevé les multiples contradictions et invraisemblances dans la défense de Charles Enderlin.

Des écrans géants ont permis à tous les manifestants et au personnel de France 2 de découvrir une enquête de la chaîne allemande ARD qui met à jour les carences déontologiques du reportage de France 2. L'enquête minutieuse, réalisée en toute impartialité , en toute indépendance , par les journalistes allemands, pose de nombreuses questions, dont la principale reste et demeure : Pourquoi, alors que tout indique que les balles meurtrières sont très probablement palestiniennes, pourquoi Charles Enderlin maintient-il que les Israéliens avaient "pris l'enfant et son père pour cibles" ? Pourquoi ce reportage, diffusé dans d'autres pays d'Europe, est-il refusé par France 2 ?

Les manifestants ont exigé la vérité, rien que la vérité, afin que le mensonge n'arme plus le bras de ceux qui brûlent les synagogues, et mettent à mal la démocratie. Une pétition a été signée pour réclamer la projection du film allemand à une heure de grande écoute.

Une organisatrice longuement ovationnée , est allée apporter le Prix de la Désinformation - un diplôme et une cassette d'or sur le Jihad pour enfants - aux responsables de France 2, qui ont promis de les remettre à la direction ainsi qu'à Charles Enderlin.

Les jeunes gens du service d'ordre ont été exemplaires et efficaces.

A 21 h 30, les manifestants se sont séparés dans la fraternité , prouvant aux détracteurs de tous bords que la communauté sait rester digne et unie face à la malinformation et à la calomnie .

Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2.

Par Véronique Chemla pour Guysen Israël News

3 octobre 2002

Le 2 octobre 2002, en présence de milliers de manifestants, le Collectif de la Désinformation a remis le Prix de la Désinformation conjointement à Charles Enderlin et à France 2. Deux ans plus tôt, France 2 a diffusé les images de « la mort du petit Mohamed Al-Dura » commentées par Charles Enderlin qui attribuait la responsabilité de cette mort à Tsahal. Une enquête israélienne, un documentaire télévisé allemand et une agence de ré-information, la Mena, ont depuis fortement ébranlé cette thèse. Ce Collectif réclame la diffusion dudit reportage et un débat afin que soit établie la vérité..


      Après Sara Daniel du Nouvel Observateur, le dessinateur Willem de Libération, l’AFP et Mouna Naïm du Monde, le prix de la Désinformation a été remis à cette chaîne de télévision publique française et à son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin. Alors que les précédentes remises attiraient un public de quelques dizaines de personnes, ce prix en a mobilisé plus de mille deux cents devant l’immeuble de France 2, dès 19h30. " On sent un parti pris anti-israélien de la télévision française dans le traitement des informations. Ce n’est pas objectif. Je suis inquiète de la montée de l’antisémitisme. Si on ne se bat pas maintenant, que va-t-il se passer dans quelques années ? ", interroge une manifestante.

Le lieu primitif du rassemblement, une rue adjacente, a été interdit par la police en raison de la proximité d’un chantier de travaux. Peur qu’on jette des pierres aux manifestants ? De fait, plusieurs cars de CRS étaient placés aux abords du siège de France 2. Sur les banderoles, ou entonnés par les manifestants, voici quelques mots d’ordre : " Non à la désinformation ", " France 2 information bidonnée, audience assurée ", " Les mots tuent plus que les armes ", " Attention, la désinformation pousse au crime ", " Caméra au poing, arme au poing ", " La mort de Mohamed Al-Dura, une production de France 2 ", " Enderlin, combien de morts évitées si tu avais dit la vérité ? ", etc.

Un discours bref a résumé les faits. Le 2 octobre 2000, France 2 diffusait dans ses journaux les images de " la mort de Mohamed Al-Dura " filmées par le cameraman, Talal Abou Rahma. Charles Enderlin imputait la responsabilité de la mort de l’enfant palestinien à l’Armée israélienne. Ces images bouleversantes sont vite devenues symboliques de l’Intifadah II. " France 2 a donné ces images aux chaînes de télévision ", qui les ont diffusées dans le monde entier. Elle en a aussi conservé les droits. Tsahal a mené une enquête confiée à Nahum Shahaf, qui a conclu que les balles mortelles provenaient vraisemblablement des Palestiniens. Une journaliste, Esther Shapira, a réalisé récemment un documentaire d’investigation qui pointe de nombreuses contradictions et des sujets d’étonnement : " Pourquoi le cameraman sursaute-t-il comme si l’on tirait derrière lui ? Pourquoi France 2 ne passe-t-elle que 45 secondes de la scène alors que Charles Enderlin affirme qu’il y en a eu 2mn30, puis 6 min, et que le cameraman affirme qu’il y en a 23 " ? Et les récentes révélations de Nahum Shahaf à la Metula News Agency (Mena) aiguisent la curiosité : L’enfant filmé est-il le petit Mohamed ? La scène a-t-elle été répétée ? etc. Parce que le doute existe, parce que des questions restent sans réponse, parce que la vérité demeure inconnue, ce Collectif demande à dialoguer avec les responsables de l’information à France 2 et que celle-ci insère dans ses programmes la diffusion de ce film et organise un débat d’où émergera la connaissance des faits. En un mot : l’information.

Que regroupe le Collectif contre la Désinformation ? Des associations juives : l’ABSI (Association pour le Bien-Etre du Soldat Israélien)-Keren Or, l’AJGE (Association des Jeunes Juifs des Grandes Ecoles), l’Association France-Israël, Avocats Sans Frontières, le Centre Simon-Wiesenthal, la LDJ (Ligue de Défense Juive), Migdal, l’UPJF (union des Patrons Juifs de France), etc. Et d’autres, laïques comme Hevel (Association internationale d’Aide aux Victimes de la Violence) ou chrétiennes, dont Sassoun (Association d’amitié du peuple arménien avec le peuple juif), Amitiés Judéo-chrétiennes de Boulogne et de Toulouse. De nombreux membres du B’nai B’rith France étaient présents à cette manifestation. Non sollicité par le Collectif, le CRIF a indiqué qu’il " n’approuve pas cette façon de procéder qui lui paraît inappropriée. S’il y a débat, il doit rester au niveau des échanges d’idées ".

Le Collectif a souligné que la diffusion desdites images, début octobre 2000, a coïncidé avec le début d’une vague exceptionnelle d’agressions antijuives en Europe, et particulièrement en France. Ainsi, le 7 octobre 2000, de la place de la Bastille à celle de la République (Paris), une manifestation de soutien au peuple palestinien a été organisée notamment par le Parti Communiste, des Verts et le Mrap. A cette occasion, devant le cortège, une centaine d’extrémistes ont défilé avec les drapeaux du Hamas et du Hezbollah et scandant " Mort aux Juifs ", pour la première fois dans la capitale depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils portaient aussi un cercueil en carton avec le mannequin d’un enfant.

C’est donc avec une attention soutenue que les manifestants se sont pressés devant les deux immenses écrans pour voir un court montage, puis les dix premières minutes dudit documentaire assorti de sous-titres français. Il a plu à deux reprises. Personne n’a bougé. Un délégué du Collectif s’est alors dirigé vers l’entrée de l’immeuble de France 2 pour remettre le Prix. Vers 20h40, à la demande du Collectif, les manifestants se sont dispersés dans le calme. L’un deux s’est avancé vers Alexandre Feigenbaum, l’un des responsables du Collectif, pour le remercier d’avoir prononcé un discours équilibré.

" Le bilan de la manifestation est positif. Nous avons pu mobiliser plusieurs milliers de personnes un jour de semaine, à Paris, sous la pluie. Et cela malgré les avertissements de certains qui craignaient les dérapages. Il n’y a eu ni dérapages, ni agressions verbales ou physiques. La manifestation s’est déroulée dans le calme, le civisme et la dignité ", constate Hervé Giaoui, Président de l’UPJF.

Curieusement, personne ne se tenait debout derrière les fenêtres des bureaux de France 2. " Des personnes de France 2 m’ont téléphoné pour me raconter qu’on leur avait dit qu’une manifestation sioniste devait avoir lieu, que les manifestants allaient envahir France 2 et le journal télévisé. On les a prévenues qu’elles devaient partir à 17h30, car après l’immeuble serait bouclé ", confie M. Feigenbaum. Nul ne regardait derrière les fenêtres des bureaux de France 2 les deux écrans qui diffusaient des images inédites en France.

" Ce Collectif souhaite la diffusion de ce documentaire suivi d’un débat afin que la vérité soit établie ", rappelle Philippe Karsenty, porte-parole de l’UPJF. Quoi de plus normal dans " une Europe dominée par le principe de la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux " ? " Si ARD, une chaîne de télévision allemande, parmi d’autres en Europe, a diffusé ce reportage, pourquoi une chaîne française ne le fait-elle pas " ? Pourquoi France 2 ne le diffuse-t-elle pas avant d’entamer un débat d’experts ? Si ce débat est télévisé, et si cette chaîne manque d’inspiration pour trouver un titre à cette émission, peut-on lui souffler de l’appeler " Les Dossiers de l’écran " ?

Site émetteur : www2.guysen.com/articles.php?sid=272

 

a
(Académie du Journalisme et des Médias ajm.ch )

Vous avez sur ce site toute une série de photos de la manifestation, vous verrez que Charles Enderlin et France2 ont reçu le prix de la désinformation, et non le prix Goebels.

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