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Gilets Jaunes
Revue de Presse


Lundi, 28-Jan-2019
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Revendications des gilets jaunes au début du mouvement

Les premières revendications en novembre 2018 étaient influencés par l'idéologie de l'extrême droite comme le fait remarquer ma correspondante sur Facebook

Sandra Salomon sur Facebook


Le comité des 8 et les revendications des gilets jaunes .
Quand on voit qui compose ce comité : des gens très jeunes, travailleurs indépendants pour la plupart, parmi les quels il n'y a ni travailleur salarié, ni chômeurs, ni retraités, ainsi que leurs revendications la chose prend forme

- Ils assimilent taxes et charges sociales, ce qui est un signe qui ne trompe pas, d'une représentation ordo- libérale de l'économie, typique des petits patrons.

- Ils proposent la diminution de celles-ci, toutes ; ce qui va dans le même sens, libéral, de droite.

- Suppression de l'Assemblée et du Sénat :  La démocratie, les institutions politiques, connaît pas

- la «diminution de l’assistanat» (sic) soit : les diverses allocations sociales versées aux chômeurs et aux plus pauvres .

Là c'est carrément l'extrême-droite qui pourrait souscrire.
En tout cas, on voit affleurer l'idéologie de la petite bourgeoisie des travailleurs indépendants ou celle des jeunes partisans de la démerde individuelle de type auto-entrepreneurs, contre le collectif, les services publics l'Etat social et ces salauds de pauvres des villes qui sont des assistés.

Rien sur les transports et l'aménagment du territoire.
Rien au service du collectif et de l'intérêt général, tout le contraire. 
Revendications égoïstes, corporatistes, imprégnée de l'idéologie qui fétichise le libéralisme.
Rien de sérieux, finalement ?

Citation de leurs revendications par Libé :

= « Les propositions ont été divisées en sept thèmes et vont donc de la baisse de la TICPE à l’interdiction du glyphosate, en passant par la reconnaissance du vote blanc, la «promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes», la baisse des charges patronales, l’augmentation du smic, la parité femmes-hommes et un salaire égal, l’augmentation des retraites, la réévaluation de l’APL, la présence obligatoire des élus aux Assemblées, mais aussi la «diminution de l’assistanat» ou «l’accès à la culture pour tous».

Interrogé à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a répondu «être ouvert au dialogue», jusqu’à un certain point : «Si les propositions reviennent à demander la dissolution de l’Assemblée nationale, la démission du président de la République […], j’ai peur que nous ne puissions y répondre favorablement.»
Fin de citation

Alors ?

Un mouvement révolutionnaire ? comme nous balancent certains intellectuels qui de ce fait se croient radicaux, qui vont même inventer qu'il est dans la défense des services publics ?
Fantasmes.

Sans les organisations syndicales et politiques, sans les travailleurs salariés, sans les ouvriers , ce mouvement peut basculer , contre les assistés comme ils le disent déjà, contre la démocratie, comme ils le disent aussi sans même s'en rendre compte.

 

On a épluché les profils Facebook des porte-parole des Gilets jaunes

Le Parisien : Cyril Simon (@CyrilSimon_)| 28 novembre 2018, 13h40

Priscilla Ludosky et Eric Drouet à la sortie du ministère de l’Ecologie mardi soir. AFP/Jacques Demarthon

 

Les données laissées publiques sur leur compte laissent entrevoir des citoyens très politisés et souvent « antisystème » de longue date.

Live vidéo, sondages, création d’événements, consignes de mobilisation… Facebook a joué un rôle central dans la mise en branle des Gilets jaunes partout en France. Certains visages de cette mobilisation numérique ont ainsi fait partie de l’éphémère délégation de huit porte-parole devant coordonner le mouvement auprès du gouvernement. Désignés dans des conditions oues, parfois décriées, ils étaient censés transmettre un message « apolitique ». Mais ces six hommes et ces deux femmes manifestaientils depuis longtemps en ligne leur ressentiment envers les pouvoirs publics ou plus globalement « le système » ? Pour en savoir plus sur eux, sur leurs parcours ou leurs opinions politiques, nous sommes retournés à la source et avons fouillé dans les « like », « partages » et autre données laissées publiques sur leur compte.

Mathieu Blavier (Bouches-duRhône)

Il est l’un de ceux qu’on a peut-être le moins vu dans les médias locaux ou sur les plateaux télé. Ce jeune étudiant en droit de 21 ans affiche pourtant un profil numérique très politisé. On a retrouvé sa trace grâce à son grand-père Jacky Blavier, un élu d’Epernay (Seine-et-Marne) ayant rejoint en janvier 2017 le parti de Nicolas Dupont-Aignan, et félicitant son petit-fils pour sa nomination. Présent sur le réseau social sous pseudo, Mathieu Blavier se dit très proche de son aîné.

Parmi les « traces » numériques visibles de Mathieu Blavier, on découvre aussi des « like » en 2016 sur des publications de Marion Maréchal Le Pen contre l’immigration clandestine ou, plus lointain, sur la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012.

En 2016, il donne également une émoticône d’approbation à un commentaire de Dieudonné sur une photo représentant Nicolas Sarkozy en compagnie de Jacques Martin et de leurs femmes respectives, dont Cécilia Attias, qui fut la compagne dans le passé des deux hommes. « Ah trahison quand tu nous tiens », peut-on lire en conclusion de ce message virulent. Le « like » n’est pas visible sur la photo ci-dessous, mais il nous a été indiqué par l’outil Stalkscan.com, le « scanner » de Facebook.

Mathieu Blavier a liké ce post de Dieudonné ciblant Nicolas Sarkozy./ Capture d’écran du compte de Dieudonné Ajoutons que Mathieu Blavier est l’un des seuls à suivre les pages de la plupart des médias généralistes et celles de nombreux hommes politiques, tous bords confondus

 

Julien Terrier, porte-parole de l’Isère

Ce père de famille de 31 ans porte un discours particulièrement offensif par rapport à ses camarades. Ce 26 novembre, il estime ainsi qu’« il est temps de passer à l’attaque, la période paciste est révolue car nous ne sommes plus dans un état de droits ».

Julien Terrier, pratiquant passionné d’air soft, cette activité sportive consistant à se mettre en situation de combat ou de guerre avec des balles en plastique, tenait déjà ce discours lors des attentats ayant frappé le sol français en 2015. Après la tuerie de Charlie Hebdo, il appelait ainsi à la « résistance » en ces termes : « Faire la guerre pour avoir la paix, c’est paradoxal mais on ne combat pas des fusils avec des crayons malgré que la liberté d’expression soit nécessaire », indiquait-il sous le dessin d’un homme encagoulé drapeau français en main. Quelques heures après les attentats du 13 novembre, il exhortait à « (dégager) ce gouvernement de lâche » et « (s’occuper) de la sécurité de nos familles et de notre pays ».

 

Julien Terrier appelle à la résistance en réaction à la tuerie de Charlie Hebdo en janvier 2015 /Capture d’écran du compte de Julien Terrier En septembre 2013, il avait également adressé son « respect » au bijoutier ayant tué l’un de ses braqueurs à Nice, une affaire qui avait été très médiatisée. « J’aimerais voir les 200 000 personnes qui aiment cette page (intitulée Soutien au bijoutier de Nice NDLR) dans la rue si le bijoutier est incarcéré, ça serait le début d’une France qui se réveille », avait-il affirmé.

Parmi les pages suivies par cet ancien militaire, on note également la présence du fil parfois complotiste « Le peuple doit se réveiller ». Dans sa présentation, « les politiciens de gauche comme ou de droite » y sont décrits comme « corrompus », « sans scrupule », et « se (sentant) intouchables parce qu’ils travaillent pour des organisations occultes dans le but d’asservir le monde, leur but de piller les richesses des peuples, de rendre la population bête et méchante et laisser mourir son propre pays ».

 

Maxime Nicolle (Côtes-d’Armor)

Invité chez Hanouna, chez Pascal Praud, des Facebook Live à foison… Le jeune intérimaire de 31 ans est l’un des visages de la fronde anti-Macron. Et les informations encore accessibles au public sur son profil Facebook dévoilent une certaine proximité avec les idées de Marine Le Pen. Lors de l’entre-deux-tours de la présentielle 2017, Maxime Nicolle aime ainsi un tableau suggérant sans détour que le nazisme se trouve davantage du côté d’Emmanuel Macron que de la candidate frontiste.

Maxime Nicolle a apporté un « like » à cette image publiée durant l’entre-deux-tours de la présidentielle 2017 / Capture d’écran de la page Facebook « Macron Dégage »

Parmi les publications aimées, on retrouve plusieurs communiquées ou vidéos issus du compte de Marine Le Pen, ou encore un article du Figaro relatant la décision du Premier ministre autrichien Sebastian Kurz (droite conservatrice alliée à l’extrême droite) de se retirer du pacte de l’ONU sur les migrations. Ce 8 novembre, celui qui se fait appeler « Fly rider » sur Facebook (plus de 30 000 abonnés) expliquait avoir dû changer de photo de profil (un drapeau français actuellement) et « (virer) celle avec la guillotine puisque mon compte était suspendu en attendant que je la vire ».

Priscillia Ludosky (Seine-et-Marne)

L’auteur de la pétition en ligne contre la hausse des taxes sur le carburant est plus discrète sur les réseaux sociaux. Simplement avons-nous remarqué le partage d’une photo du Conseil national de transition (CNT) soutenant les Gilets jaunes. Ce groupuscule complotiste s’était fait connaître en 2015 pour avoir appelé à « marcher » sur l’Elysée à l’issue du défilé militaire du 14 juillet.

Des huit porte-parole, cette vendeuse de cosmétiques bio est l’une de celles qui semble le plus tournée vers la transition écologique. Membre du groupe « Comment transformer sa vie (zero déchets/Fait maison/lifestyle) », elle a également défendu dans un commentaire la récente piétonnisation du coeur de Paris.

Eric Drouet (Seine-et-Marne)

L’organisation de l’acte II du mouvement, le samedi 24, c’est lui. Ce chauffeur routier de 33 ans incarne l’effervescence des Gilets jaunes sur Facebook. Créateur de la très suivie page « La France en colère », dédiée à l’organisation du mouvement, il semble avoir fait le tri sur son compte personnel. Hormis des photos et vidéos liées à sa passion pour l’automobile et à son club Munster Crew, le journal Libération affirme qu’il a rendu privé ou effacé toutes les autres publications antérieures au 18 novembre. Mais assure avoir pu observer plus tôt des « vidéos antimacronistes ».

Eric Drouet a également dû s’expliquer auprès du quotidien national sur le partage de vidéos hostiles à l’immigration clandestine sur sa page La France en colère. « Il ne s’agit pas d’une vidéo antimigrants mais de routiers qui se font agresser par des migrants. Beaucoup de mes amis routiers subissent de graves violences », s’est-il défendu.

A noter que l’homme a également été victime d’une fake news très virale sur son appartenance au CNT, dont on vous a parlé un peu plus tôt. Cette intox avait été publiée par « l’Observatoire des réseaux », un site bénévole étiqueté d’extrême gauche.

Jason Herbert (Charente)

Ce chargé de communication pour le Grand Angoulême et ancien journaliste de presse locale n’est pas très expansif sur ses opinions politiques, du moins sur la face publique de son compte. Les quelques éléments retrouvés laissent toutefois percevoir un profil bien différent de ceux observés jusqu’ici. Pas de dégagisme, ni de critiques du « système politico-médiatique ». Comme Priscillia Ludosky, ce féru de course en pleine nature affiche sur les réseaux sociaux son intérêt pour la cause écolo. En témoignent ses multiples soutiens aux ramassages de déchets sur le Vieux-Port. Il ressort également de nos recherches que ce syndicaliste à la CFDT fait partie d’un groupe de soutien à l’Insoumis François Ruffin.

Thomas Miralles (Pyrénées-Orientales)

Le passé politique du jeune Perpignanais, soutenu par le PS en 2010 aux municipales du Canet puis candidat FN en 2014, a très vite entaché sa légitimité. Signe de son expérience politique ou non, impossible de mettre la main sur son profil Facebook. On a tenté notre chance sur Twitter et Instagram… mais sans plus de réussite.

Marine Charette-Labadie (Corrèze)

Cette serveuse de 22 ans, qui se dit « plutôt de gauche », s’avère elle aussi discrète, ou précautionneuse c’est selon. Sur son profil public, rien de très saillant et singulier d’un point de vue politique. Juste peut-on noter des « like » contre le harcèlement sexuel et les violences conjugales. Comme les autres porte-parole, elle suit également les pages de « La France énervée » et « La France en colère », véritables liants entre les Gilets jaunes de France.

 

 

  https://www.facebook.com/groups/277506326438568/    La France en Colère
 

 

LA LISTE DES REVENDICATIONS DES GILETS JAUNES

Par Mattis Meichler -  Cnews.fr
 Mis à jour le 16/01/2019 à 09:35Publié le 16/01/2019 à 06:10

Le mouvement des gilets jaunes rassemble des profils divers, des Français de tous bords politiques et de tous âges, dans toute la France. Lancé au départ pour protester contre la hausse des prix des carburants, le mouvement a agrégé de nombreuses revendications.

Les porte-parole des gilets jaunes ont ainsi envoyé aux médias et aux députés un communiqué listant leurs demandes. On y trouve des propositions sur de nombreux domaines, du prix des péages en passant par l'éducation, les salaires, ou encore les droits de succession.

Voici la liste des revendications des gilets jaunes :

  • Zéro SDF : Urgent
  • Impôts sur le revenu davantage progressif (Plus de tranches).
  • Salaire minimum (SMIC) à 1300 €
  • Pas de retraite en dessous de 1200 €
  • Augmentation des allocations handicapés
  • Salaire maximum fixé à 15 000 €
  • Fin des indemnités présidentielles à vie
  • Les salaires de tous les français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés sur l'inflation.
  • Favoriser les petits commerces des villages et centre-ville. (Cesser la construction de grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce). Plus de parking dans les centre ville.
  • Grand plan d'isolation des logements (Faire de l'écologie en faisant faire des économies aux ménages)
  • Que les gros (Mc Do, Google, Amazon, Carrefour) payent gros, et que les petits (Artisans, type PME) payent petit.
  • Même système de sécurité sociale pour tous (y compris artisans et auto entrepreneurs). Fin du RSI
  • Le système de retraite doit remeurer solidaire, et donc socialisé (Pas de retraite à points)
  • Fin de la hausse des taxes sur le carburant
  • Tout représentant élu aura droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s'ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque vacances.
  • Protéger l'industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c'est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  • Fin du travail détaché. Il est anormal qu'une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits.
    Toute personne étant autorisée à travailler sur territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu'un employeur français.
  • Pour la sécurité de l'emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI (contrats à durée indéterminée)
  • Fin du CICE (Note de Mivy : le CICE est supprimé le 1-1-2019) Utilisation de cet argent pour le lancement d'une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique contrairement à la voiture électrique)
  • Fin de la politique d'austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l'argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 870 milliards de fraude fiscale.
  • Que des emplois soient crées pour les chômeurs
  • Que les causes des migrations forcées soient traitées
  • Que les demandeurs d'asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. Travailler avec l'ONU pour que des camps d'accueil soient ouvers dans de nombreux pays du monde, dans l'attente du résulrtat de la demande d'asile.
  • Que les déboutés du droit d'asile soient reconduits dans leur pays d'origine.
  • Qu'une réelle politique d'intégration soit mise en oeuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, d'histoire, d'éducation civique avec un certificat de fin de parcours).
  • Limitation des loyers, plus de logements à loyer modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires)
  • Interdiction de vendre des biens appartenant à la France (Barrages, aéroports..)
  • Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l'armée. Que les heures supplémentaires des forces de l'ordre soient payées ou récupérées.
  • L'intégralité de l'argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l'entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu'à la sécurité routière
  • Le prix de gaz et de l'électricié ayant augmenté depuis qu'il y a eu privatisation, nous voulons qu'ils redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.
  • Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités
  • Favoriser le transport des marchandises par voie ferrée
  • Apportons du bien-être à nos persibbes âgées. Interdiction de faire de l'argent sur des personnes âgées. L'or gris, c'est fini, l'ère du bien être gris commence.
  • Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale.
  • Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie
  • Le référundum populaire doit entrer dans la constitution, création d'un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si elle obtient 700 000 signatures alors la proposition de loi devra être discutée, complétée et amendée par l'assemblée nationale qui aura l'obligation, un an après l'obtention des signatures de la soumettre au vote de l'intégralité des français.
  • Retour au mandat de 7 ans pour le Président de la République (l'élection des députés deux ans après l'élection du président permettait d'envoyer un signal positif ou négtin au président concernant sa politique. Cela participait à faire entendre la voix du peuple.
  • Retraite à 60 ans pour touters les personnes ayant travaillé dans un métier usabt le corps (maçon, desosseur par exemple) Droit à la retraite à 55 ans
  • Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides à l'emploi jusqu'à ce qu'il ait dix ans.
  • Pas de prélévement à la source
  • Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.
  • Taxe sur le fuel maritine et le kérosène.

 

 

 

Voici les 64 revendications des gilets jaunes du Grand Pau

La République des Pyrénées    17 janvier 2018

 

Les gilets jaunes du Grand Pau, après deux mois de travail, ont défini une liste de 64 propositions.

Après deux mois de travail au cours d'ateliers, lors des assemblées citoyennes, les gilets jaunes du Grand Pau ont défini une liste de 64 revendications. Elles sont réparties sous cinq thématiques. La semaine prochaine, un vote, par voie électronique, sera lancé pour en dresser le palmarès et constater les propositions qui les unifient le plus. Sept échelons, d' 'excellente' à 'rejetée', seront soumis. Les gilets jaunes et leurs sympathisants peuvent se renseigner à l'adresse .

La liste des revendications

► JUSTICE SOCIALE

  • monter le SMIC à 1 900 € bruts, environ 1 500 € nets
  • salaires encadrés de 1 à 10 dans une même entreprise
  • revalorisation générale des salaires
  • revenu minimal fixé à 1 000 € nets par mois
  • création d’un revenu jeune : 1 000 € par mois de 18 à 25 ans
  • création d’un revenu d’existence universel : 1 000 € nets
  • plafonnement du revenu des élus
  • indexation des retraites sur le coût de la vie
  • retour au droit à la retraite à 60 ans, à taux plein
  • calcul de la pension sur les 10 meilleures années avec 37,5 annuités
  • suppression définitive de la CSG pour les retraités
  • unification des régimes de retraite
  • maintien et développement de services publics de qualité
  • gratuité des transports publics locaux
  • gratuité des frais dentaires, ophtalmologiques et des prothèses auditives
  • inscription obligatoire de toutes et tous à la CMU
  • droit de toutes et de tous les mineurs à la scolarisation, création de postes d’AVS
  • régies publiques pour l’eau et l’électricité
  • indexation du livret A sur le coût de la vie
  • encadrement des loyers et abrogation de la loi ELAN (rétablir les accès pour handicap)
  • réquisition des bâtiments libres et aides à la rénovation pour locations sociales

► JUSTICE FISCALE

  • retrait définitif de la surtaxe sur les carburants
  • taxation des carburants maritimes et aériens
  • baisse des taxes sur la consommation : TVA et carburants
  • taxation des GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple
  • création d’une taxe sur les transactions financières
  • rétablissement de l’ISF avec imposition des œuvres d’art
  • embauche massive d’inspecteurs du fisc pour traquer la fraude fiscale
  • augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu
  • instauration de la progressivité pour la CSG
  • imposer les multinationales sur les bénéfices réalisés en France
  • directive européenne contre l’évasion fiscale à l’initiative de la France

► TRANSITION ECOLOGIQUE

  • favoriser les circuits courts
  • s’engager dans un vrai programme de transition climatique
  • abandon des voitures électriques, car elles constituent une mauvaise solution
  • interdiction des pesticides
  • suppression de l’obligation d’installer les compteurs Linky
  • interdire l’activité de Bayer-Monsanto sur notre territoire
  • aider les exploitations agricoles dans leur transition en bio

► DEMOCRATIE ECONOMIQUE

  • maximum de 5 % de contrats précaires dans les entreprises de plus de 20 salariés
  • embauches massives dans les hôpitaux et le EHPAD
  • interdiction des temps partiels non choisis
  • retour à l’ancien contrôle technique pour les automobiles
  • cotisation des robots utilisés pour l’accueil du public
  • relocalisation de l’activité industrielle
  • limiter à 30 % du bénéfice net des entreprises la part des dividendes (au lieu de 70 %)
  • annulation des intérêts de la dette publique
  • transformation de toutes les banques privées en une banque publique
  • nationalisation des autoroutes
  • réorientation du CICE vers la justice sociale et la transition écologique
  • comité citoyen pour le contrôle citoyen des dépenses publiques
  • sortie de l’euro

► DEMOCRATIE POLITIQUE

  • abroger la législation par ordonnance et l’article 49.3
  • processus constituant pour une 6° République, constitution écrite par les citoyens
  • 500 000 signatures pour un RIC dans un délai de 15 jours
  • suppression du Sénat et du CESE
  • élection des juges par les citoyens
  • garantir l’indépendance des media
  • limitation à 2 du nombre de mandats d’élu politique : pas de professionnalisation
  • interdiction des lobbies et des comptes offshore
  • création du délit de « racisme anti-pauvres »
  • mieux encadrer et contrôler les dons faits aux partis
  • suppression des indemnités des ex présidents et présidentes de la République
  • suppression des indemnités du conjoint de la présidente ou du président
 

L'OPINION DE BRIGITTE STORA

GILETS JAUNES : LA RÉVOLTE N'EST PAS LE RESSENTIMENT

Mardi 22 janvier 2019 par Brigitte Stora, auteur de Que sont mes amis devenus
Sur le site du CCBE Centre communautaire juif laïque de Bruxelles

On ne pourra jamais réduire la colère de milliers de personnes à un mouvement ou à un mot. La complexité, les contradictions, la richesse des êtres humains est toujours plus grande qu’une définition politique. La plupart des revendications des Gilets Jaunes sont légitimes et on ne peut se détourner d’une cause en raison de ses écarts, Gramsci y dénonçait, « l’expression d’une passivité ».

Mais il existe une ligne jaune ou rouge que l’on ne saurait franchir sans se perdre.

Le discours authentiquement populiste fort d’une « légitimité populaire » opposée aux « élites », la méfiance envers toutes les institutions, y compris la presse et les syndicats, le rejet du Politique révèlent la haine de la démocratie.

Et dès le début de ce mouvement, il y eut l’inacceptable. 

Le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie ont été présents d’emblée. Et loin de considérer cela comme des débordements rédhibitoires pour certains ou inévitables et marginaux pour d’autres, il me semble que l’on devrait interroger ce qui les a rendus possibles.

Le discours authentiquement populiste fort d’une « légitimité populaire » opposée aux « élites », la méfiance envers toutes les institutions, y compris la presse et les syndicats, le rejet du Politique révèlent la haine de la démocratie.

Cette haine porte en elle la possibilité du racisme, de l’antisémitisme, la haine c’est toujours la haine de l’Autre. Elle n’est pas la révolte qui, elle, est légitime. 

L’injustice sociale, mais aussi l’anomie, la précarité, la mise en concurrence généralisée, la loi du marché qui contamine tout jusqu’au « privé », le manque de reconnaissance et d’estime de soi fondent la violence capitaliste. Aussi la défense du libéralisme économique et du gouvernement d’Emmanuel Macron ne saurait constituer une réponse. De même que nous ne saurions tolérer, dans une démocratie, l’utilisation d’inadmissibles armes de « maintien de l’ordre ».

Les gilets jaunes sont une réplique et non une réponse à la violence sociale

Il est pourtant troublant de constater à quel point ce mouvement est moins une réponse qu’une réplique à la violence sociale et économique : la même course à la catastrophe écologique, l’irresponsabilité érigée en nécessité, les solitudes agrégées en guise de collectif.

Point de revendications anticapitalistes, peu d’imagination et peu de joie aussi, comme si la haine était aussi le dépit d’avoir si peu de rêves…

« Ni droite ni gauche », comme l'a écrit Zeev Sternhell dans son « histoire du fascisme français » était le slogan gagnant du populisme « antisystème », y compris celui qui avait permis l’élection d’Emmanuel Macron. Beaucoup se sont réjouis imprudemment de ce délestage du passé, de ses liens, de ses fidélités. L’amour de la démocratie, de l’égalité et de la justice sociale fut raillé en autant de « Droits de l’hommisme », « bons sentiments » et « bien-pensance ». 

Pourtant la colère populaire sans les valeurs d’émancipation, sans les organisations qui les ont portées, n’est hélas le plus souvent que la possibilité du fascisme. 

Il est assez frappant de constater à quel point les discours haineux cachent la misère de solides revendications sociales et l’absence d’une réelle radicalité anticapitaliste. La haine des intermédiaires, du dialogue, du langage, de la démocratie sont la signature du fascisme que l’on reconnait à travers l’histoire et la géographie. L’extrême droite n’a plus qu’à parapher cette méfiance généralisée, car la haine constitue son programme. 

Dans « vaincre le fascisme », Trotsky écrivait en 1933 : « Le désespoir les a fait se dresser, le fascisme leur a donné un drapeau ».

Quand le ressentiment supplante la révolte, écrivait Albert Camus dans L'Homme révolté, alors l’« on voit se lever partout la cohorte ricanante de ces petits rebelles, graines d'esclaves, qui finissent par s'offrir, aujourd'hui, sur tous les marchés d'Europe, à n'importe quelle servitude ».

La haine des élites

Le discours fondé sur la haine des élites n’est pas un discours de gauche et une gauche déboussolée ne peut que se perdre un peu plus en nourrissant un tel poison. Ce discours est confusion, là où le rouge vire au brun et où le brun finit par triompher. C’est cette confusion qui fut à l’origine de la catastrophe italienne et d’ailleurs. Partout sur la planète, des démagogues d’extrême droite, richissimes et corrompus, "anti systèmes » et « anti élites » remportent la mise de cette brisure de langage. 

Car qui sont ces élites tellement décriées ? Le grand patronat et ses indécents profits ? Non, les élites régulièrement ciblées sont des journalistes, des professeurs, des intellectuels et les hommes et les femmes politiques, tous confondus dans une même détestation, du chef de l’Etat à l’institutrice élue locale. Ces élus et élites furent un jour la cible réelle d’un certain Richard Durn qui, le 22 mars 2002 à la mairie de Nanterre décida d’en finir comme il l’écrivit, avec la « mini élite locale »* en tuant 8 personnes. Ce carnage prophétique n’aurait-il pas dû nous alerter davantage ?

L’assassinat lundi 14 janvier du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz n’est-elle pas aussi la tragique illustration qu’au bout des mots il y a souvent des actes ?

Dès les premières manifestations, ce thème d’une France réelle contre la France légale, si proche du pays réel cher à Maurras s’exprimait dans la rue. 

« On est chez nous », crièrent certains, beaucoup alors saluèrent ce « vrai peuple » dont la violence procédait avant tout de sa légitimité bafouée. Les mots honnis par le populisme de droite comme « sentiment d’abandon » et « relégation sociale » retrouvèrent une légitimité tricolore. Et beaucoup eurent été offusqués si l’on avait mis des Gilets jaunes à genoux mains sur la tête. Car en dépit de la gravité des exactions commises, il semble bien qu’il ait manqué aux lycéens de Mantes-la-Jolie la bonne couleur et le bon gilet.  Si les Gilets jaunes « désespérés » avaient été jeunes, noirs et arabes, s’ils avaient saccagé les Champs-Elysées, et provoqué la mort de dix personnes, on peut imaginer sans peine que les mêmes en eurent appelé à l’armée plutôt qu’à la mansuétude…

Il y avait pourtant chez eux au moins la même confusion que dans notre jeunesse régulièrement ostracisée.

L’alliance avec l’extrême droite, le racisme et l’antisémitisme sont des limites qu’on ne franchit pas, elles fondent ce qu’on appelle l’éthique. A l’opposé de l’air du temps qui confond émancipation et affranchissement, ces limites sont aussi la condition et la possibilité d’une résistance voire d’une refondation politique.

Au début des années 2000, la gauche radicale a défilé avec des gens qui criaient « mort aux Juifs ». Tous n’étaient pas antisémites, loin s’en faut, mais ils ont préféré regarder ailleurs et nous n’avons pas fini de payer le prix de cette démission. Ailleurs, des défenseurs de la laïcité ont repris les thématiques de l’extrême droite, « identité nationale, haine de l’islam, rejet des exilés, etc. », tous ne sont pas racistes, mais bien des mots sont aujourd’hui abimés par une même cécité.

On a vu des Gilets jaunes livrer des exilés cachés dans un camion d’autres faire des quenelles du Sacré cœur. Et encore et toujours, la même capacité à regarder ailleurs…

Comment oser représenter le peuple en en excluant des pans entiers ? 

Comment ne pas reconnaitre cette folle prétention à représenter le peuple dans sa « totalité » qui dans l’histoire, s’est toujours accompagnée d’une exclusion méthodique de pans entiers de ce « peuple ».

Une gauche radicale de plus en plus soumise aura lâché les Juifs puis les immigrés et les homosexuels. (Ne pourrait-on pas soumettre au RIC le mariage homosexuel ?). Il parait bien dangereux d’adouber un peuple aussi épuré… Le plus grand soutien à ce mouvement eut été de dénoncer cela avec force. Mais à la place, on nous propose plutôt d’en finir avec la vigilance.

Le pire est sans doute dans cette paresse éthique qui considère d’abord que ces débordements sont marginaux pour ensuite trouver des vertus au lâchage lui-même. Comme s’il y avait là la marque d’une authenticité. 

Ainsi la haine serait la vérité du peuple, de sa colère, comme l’islamisme serait la vérité des banlieues. 

D’aucuns considèrent même que l’antisémitisme serait lui aussi un des attributs de ce peuple qu’on ne saurait dénoncer sans le disqualifier dans le même temps.

De quel mépris les défenseurs autoproclamés de ce peuple fantasmé font-ils ainsi preuve pour penser que l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie et la misogynie en seraient son apanage ?

S’il y a une vérité au « peuple », elle se trouve peut-être dans une soif de reconnaissance et de dignité que cette condescendance et ce mépris continuent de leur ôter.  

Quand on tient en haute estime ces ouvriers licenciés, victimes de délocalisation qui ne votent pas front national et qui sans illusion continuent de donner leurs voix aux démocrates et ont fait barrage à Marine le Pen, quand on aime ces jeunes qui subissent racisme et discrimination et qui ne cèdent pas aux sirènes mauvaises de l’islamisme, quand on salue ces Juifs qui malgré l’antisémitisme ne renoncent pas à leur humanisme alors c’est vrai on n’a plus beaucoup d’indulgence pour les autres, pour tous ces « affranchis » qui se sont lâchés. 

La haine ne signe aucune authenticité autre que celle du fascisme.

Reconduire ses logiques, ses mots, c’est désarmer toute résistance au danger populiste et à la farce italienne qui nous menacent. La justice et la fraternité ne triomphent plus, elles sont pourtant ces valeurs fragiles, précieuses et inaliénables, les seules qui nous permettront de reconstruire ensemble un mouvement solidaire d'émancipation collective.

* lettre laissée par Richard Durn en guise de testament.